Comment trouver un emploi
Il existe un certain nombre de portails d’emploi et de CV en Norvège, mais le NCO ne peut assumer la responsabilité de vérifier ou de cautionner ceux qui sont extérieurs à l’organisation dont il fait partie (le portail propre à Nav est Arbeidsplassen.no). Il convient également de mentionner le portail EURES. C’est pour éviter de faire de la discrimination en écartant certains et en favorisant d’autres. Des portails d’emploi peuvent être mentionnés sous d’autres rubriques du présent LWC, dans la mesure où ils sont référencés sur des sites web ou des portails dont le NCO n’est pas responsable mais auxquels le texte renvoie.
Le présent texte porte principalement sur des recommandations générales concernant la recherche d’emploi avant l’arrivée en Norvège, après l’arrivée dans le pays, ainsi que sur certaines informations utiles une fois un emploi obtenu.
En tant que ressortissant de l’UE/EEE ou de la Suisse, vous pouvez postuler à un emploi en Norvège de deux manières: Vous pouvez postuler depuis votre pays d’origine avant de partir, ou vous pouvez vous rendre en Norvège pour y chercher du travail. Si vous postulez depuis votre pays d’origine, vous pouvez consulter les sites d’offres d’emploi norvégiens, les sites web des employeurs et les informations publiques sur le marché du travail norvégien avant de décider de déménager. Si vous vous rendez en Norvège en tant que demandeur d’emploi, vous pouvez y séjourner jusqu’à six mois pour chercher du travail. Vous devez alors vous présenter à la police au plus tard trois mois après votre arrivée.
Si vous envisagez de venir en Norvège, nous vous recommandons de commencer par consulter les informations fournies par l’Office norvégien des étrangers (UDI) afin de vous renseigner sur les règles applicables en matière de séjour et d’enregistrement. Si vous trouvez un emploi, vous devez vous faire enregistrer en tant que ressortissant de l’UE/EEE (ou de Suisse) en tant que salarié. L’enregistrement s’effectue auprès de la police, et l’UDI explique ce que vous devez faire avant et après avoir trouvé un emploi. Les ressortissants suédois, danois, islandais et finlandais peuvent travailler sans s’enregistrer auprès de la police.
Une page d’accueil pratique et utile est «Ny i Norge». Il s’agit d’un portail public qui rassemble des informations provenant des autorités norvégiennes à l’intention des personnes nouvellement arrivées en Norvège. Vous trouverez ici des conseils sur, entre autres, le travail, le séjour, la fiscalité, la santé, le logement et d’autres aspects importants avant et après votre arrivée.
Lorsque vous trouvez un emploi en Norvège, nous vous recommandons également de consulter les informations fournies par Nav. Le NAV précise que les ressortissants de l’UE/EEE et de la Suisse qui viennent travailler en Norvège sont, en règle générale, affiliés à la sécurité sociale norvégienne dès leur premier jour de travail. Cela peut vous donner droit, entre autres, à des prestations de santé et à la constitution d’une retraite, mais cela implique également que vous cotisiez à la sécurité sociale.
Une fois arrivé, le centre de services pour les travailleurs étrangers (SUA) peut vous être utile. Le SUA est un partenariat public entre la police, l’administration fiscale, l’inspection du travail et l’UDI. Ce service aide les travailleurs étrangers dans leurs démarches administratives, notamment en matière d’enregistrement, de fiscalité, d’obtention d’un numéro d’identification et d’information sur leurs droits dans le monde du travail.
Les principaux acteurs publics sont l’UDI, qui est chargé des règles en matière de séjour et du système d’enregistrement; la police, qui procède à l’enregistrement; le Nav, qui fournit des informations sur la sécurité sociale et les droits liés au travail; l’IMDi, qui est à l’origine du programme «Ny i Norge»; l’administration fiscale, qui gère les cartes d’impôt et les numéros d’identité; et l’inspection du travail, qui fournit des informations sur les droits et les obligations dans le monde du travail. Le SUA regroupe plusieurs de ces services en un seul endroit.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Ny i Norge | https://www.nyinorge.no/en |
| Évaluation/validation des formations à l’étranger | https://hkdir.no/en/foreign-education |
| Droits et obligations des ressortissants de l’UE/EEE et de la Suisse | https://www.udi.no/en/want-to-apply/work-immigration/duty-to-report-for-job-seekers-who-are-eueea-nationals/?c=che |
| Nav - travail, recherche d’emploi et droits sociaux | https://www.nav.no/en/home/rules-and-regulations/relatert-informasjon/coming-from-an-eu-eea-country-to-work-in-norway |
| Le portail de l’emploi de l’agence norvégienne pour l’emploi (Nav) | https://arbeidsplassen.no |
| Centre de services pour les travailleurs étrangers | https://www.sua.no/en |
| Portail EURES | https://eures.europa.eu/index_en |
Comment postuler pour un emploi
En Norvège, on postule généralement à un emploi en ligne. Les offres d’emploi sont souvent publiées sur des sites d’emploi publics et privés, sur les sites web des employeurs eux-mêmes et sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn.
Une candidature classique comprend:
- CV – un bref aperçu de votre formation, de votre expérience professionnelle, de vos compétences linguistiques, des formations suivies et de toute autre compétence pertinente.
- Lettre de candidature – un texte dans lequel vous expliquez pourquoi vous postulez à ce poste, en quoi vous correspondez au profil recherché et ce que vous pouvez apporter.
- Pièces jointes – par exemple, diplômes, attestations, certificats ou références, si l’employeur le demande.
Certains employeurs choisissent de ne plus exiger de lettre de motivation, ce qui s’explique en grande partie par le fait que les candidatures sont devenues plus homogènes ces dernières années en raison d’un recours accru à l’IA. Cependant, lorsque l’on vous demande de fournir une lettre de motivation et un CV, il est important d’adapter ces documents à chaque poste. Lisez attentivement l’offre d’emploi et montrez en quoi votre expérience et vos compétences correspondent aux exigences du poste. Les employeurs norvégiens accordent souvent de l’importance à la fois aux compétences professionnelles, à l’esprit d’équipe, à l’autonomie et à la motivation.
Une fois votre candidature envoyée, l’employeur pourra vous convoquer à un entretien. L’entretien peut se dérouler en présentiel ou en ligne. On vous posera généralement des questions sur votre expérience, votre motivation et la manière dont vous comptez mener à bien vos missions (certains utilisent des études de cas concrètes à résoudre). Vous pouvez également poser des questions sur le poste, l’environnement de travail et les conditions de travail.
Si l’on vous propose un emploi, vous devriez obtenir un contrat de travail écrit. Elle doit notamment contenir des informations sur le poste, le salaire, les horaires de travail, le lieu de travail et la date d’entrée en fonction. L’Inspection du travail fournit des informations sur les droits et les obligations dans le monde du travail norvégien.
En bref: trouvez des offres d’emploi pertinentes, lisez attentivement les annonces, rédigez un CV et une lettre de motivation ciblés, préparez-vous à l’entretien et veillez à obtenir un contrat de travail écrit avant de commencer.
Avec le besoin croissant de recrutement dans plusieurs secteurs, nous constatons l’apparition de portails et de guides officiels concernant les communes, les régions ou les départements. Il est cependant important que les demandeurs d’emploi sachent que ces offres couvrant des zones géographiques spécifiques en Norvège peuvent exister et qu’elles donnent souvent des informations utiles pour la phase d’installation après votre arrivée, y compris des offres s’adressant au partenaire/conjoint. Les ressortissants suédois, danois, islandais et finlandais peuvent travailler sans s’enregistrer auprès de la police, tandis que les autres ressortissants de l’UE/EEE et de la Suisse ont le droit de travailler en Norvège, mais doivent s’enregistrer auprès de la police au plus tard trois mois après leur arrivée.
En matière de recherche d’emploi, le portail EURES est le portail central des services EURES; vous y trouverez des offres d’emploi en Norvège.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Ny i Norge | https://www.nyinorge.no/en |
| Évaluation/validation des formations à l’étranger | https://hkdir.no/en/foreign-education |
| Entretien d’embauche: quelles questions l’employeur a-t-il le droit de poser ? | https://www.datatilsynet.no/regelverk-og-verktoy/sporsmal-svar/arbeidsliv/hvilke-opplysninger-kan-kreves-i-jobbintervjuet |
| Éducation en Norvège | https://www.udir.no/in-english |
| Protection contre la discrimination | https://www.arbeidstilsynet.no/arbeidstid-og-organisering/vern-mot-diskriminering |
| Portail EURES | https://eures.europa.eu/index_en |
Définition et qualification
Définition
En Norvège, le terme «stagiaire» est utilisé pour désigner plusieurs types de dispositifs différents. L’essentiel est de déterminer si le séjour est lié à des études, à un emploi, à une mesure d’insertion professionnelle ou à l’acquisition des qualifications requises pour exercer une profession réglementée.
Selon la réglementation de l’Office des étrangers, le statut de stagiaire s’applique généralement aux personnes qui poursuivent des études supérieures dans un établissement d’enseignement étranger. Ce stage doit permettre d’acquérir une formation pratique en rapport avec le cursus. La personne doit avoir reçu une offre concrète de séjour à temps plein en tant que stagiaire, et ce séjour dure généralement jusqu’à six mois, voire jusqu’à douze mois dans certains cas. Le stagiaire peut percevoir un salaire ou une bourse, mais ce salaire ne doit pas être inférieur à ce qui est d’usage en Norvège.
Le stage étudiant dans le cadre de la formation est un stage qui s’inscrit dans un cursus officiel, par exemple dans une école supérieure ou une université. L’objectif est donc l’apprentissage et la progression dans les études, et non la dotation en personnel ordinaire. Le stage doit comporter des objectifs pédagogiques clairs, un encadrement et un accord entre l’établissement d’enseignement et le lieu de stage. Les étudiants effectuant ce type de stage ne sont généralement pas considérés comme des salariés à part entière, mais peuvent néanmoins être soumis à certaines dispositions de la législation sur les conditions de travail.
Un poste de stagiaire ou d’apprenti chez un employeur peut, en réalité, constituer un contrat de travail classique. Ce qui importe, ce n’est pas l’intitulé du poste, mais le fait que la personne effectue un travail pour le compte de l’employeur et soit soumise à son autorité et à son contrôle. Si la personne est un salarié, les règles habituelles s’appliquent en matière de contrat de travail écrit, de temps de travail, de salaire, de conditions de travail et d’autres droits.
La formation professionnelle proposée par Nav est une mesure en faveur de l’emploi, et non un emploi ordinaire. Le participant bénéficie d’une formation et d’une expérience professionnelle dans un environnement de travail classique, mais n’est pas salarié à part entière de l’entreprise. La NAV, l’employeur et le participant concluent un accord portant sur les objectifs, le contenu, la durée, les modalités d’organisation et le suivi. En règle générale, l’employeur n’est pas tenu de verser un salaire, et le participant peut percevoir des prestations de la part de Nav. Pour bénéficier d’une formation professionnelle, vous devez être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de Nav et il doit être estimé que vous avez besoin d’une formation professionnelle pour pouvoir trouver un emploi. Il est important de souligner que la formation professionnelle n’est pas un droit, mais une mesure soumise à des conditions d’accès précises.
Le système d’apprentissage fait officiellement partie de l’enseignement et de la formation professionnels. Un apprenti travaille et suit une formation dans une entreprise d’apprentissage agréée en vue d’obtenir un certificat de qualification professionnelle ou un brevet de compagnon. L’apprenti doit disposer à la fois d’un contrat d’apprentissage et d’un contrat de travail, et est considéré comme un salarié de l’entreprise formatrice.
La procédure d’agrément pour les professions réglementées s’applique aux personnes qui doivent suivre une formation pratique, des cours ou une formation complémentaire pour obtenir une autorisation d’exercer ou un agrément professionnel en Norvège. Cela vaut tout particulièrement pour les professions qui nécessitent une agrémentation officielle, comme les professionnels de santé, les enseignants ou certaines professions techniques. En règle générale, l’autorité compétente doit évaluer les lacunes de la personne avant que la formation pratique ou complémentaire ne soit dispensée.
En bref: un stage peut s’inscrire dans le cadre d’une formation, d’un emploi classique, d’une mesure de l’ANSE, d’un apprentissage ou d’une qualification en vue d’une homologation professionnelle. Le choix de la bonne catégorie détermine les règles applicables en matière de séjour, de salaire, de contrat, de temps de travail, de suivi et de droits.
Qualifications exigées
En règle générale, les autres ressortissants de l’EEE peuvent effectuer un séjour de type stage en Norvège si celui-ci relève des règles de l’EEE relatives au travail, aux études, à la prestation de services ou au séjour légal avec des ressources suffisantes. Cela concerne par exemple les postes de stagiaire ou d’apprenti classiques, les stages dans le cadre des études et, le cas échéant, les programmes de formation professionnelle proposés par le NAV, auxquels on peut prétendre après s’être inscrit comme demandeur d’emploi auprès du NAV (à noter que la formation professionnelle n’est pas un droit, mais une possibilité offerte à ceux qui remplissent certaines conditions d’admission).
En revanche, le programme de stages étudiants du ministère des Affaires étrangères est expressément réservé aux personnes de nationalité norvégienne.
Informations concernant les cadres nationaux de qualité de la formation
Mise en œuvre
La Norvège ne dispose pas d’une «loi sur les stagiaires» spécifique et globale, ni d’un accord tripartite national distinct qui mette explicitement en œuvre la recommandation du Conseil de 2014, mais les principes fondamentaux de cette recommandation sont respectés dans la pratique grâce au droit du travail norvégien en vigueur et à la réglementation de la NAV – selon le type de stage concerné. La recommandation du Conseil de 2014 n’a pas été intégrée dans l’accord EEE.
Conditions de vie et de travail
Les ressortissants de l’UE/EEE ayant un titre de séjour et un domicile fixe en Norvège bénéficient de tous les droits en vertu de la loi sur les services sociaux, y compris le droit à une aide sociale financière. La notion de domicile fixe concerne le lien de la personne avec la Norvège et nécessite une appréciation individuelle.
Informations à l’intention des candidats
Où trouver des opportunités
Les candidats à la recherche d’un stage, d’un poste de stagiaire ou d’un stage en entreprise en Norvège devraient commencer par consulter les sites d’offres d’emploi classiques. Parmi les portails pertinents, on peut citer Arbeidsplassen.no, Finn.no, Jobbnorge et Webcruiter. «Ny i Norge» présente ces sites comme des plateformes incontournables pour les offres d’emploi en Norvège.
Sur Arbeidsplassen.no, les candidats peuvent effectuer des recherches à l’aide de mots tels que «stagiaire», «stage», «praktikant», «poste étudiant» et «étudiant salarié». On trouve sur Arbeidsplassen.no des offres d’emploi portant des intitulés tels que «stage» et «stagiaire».
Les candidats devraient également consulter les sites web des employeurs. Cela concerne en particulier les grandes entreprises, les communes, les administrations publiques, les universités, les milieux de la recherche, les banques, les cabinets de conseil, les entreprises technologiques et les organisations. «Ny i Norge» recommande également de consulter les sites web des entreprises, les réseaux sociaux et les agences de recrutement dans le cadre de la recherche d’emploi.
Si le candidat souhaite bénéficier d’une formation professionnelle par l’intermédiaire de Nav, il doit s’inscrire comme demandeur d’emploi auprès de Nav et être reconnu par Nav comme ayant besoin d’une formation professionnelle pour pouvoir accéder à un emploi ordinaire. La formation en milieu professionnel n’est pas un poste classique auquel on postule directement, mais une mesure mise en place par le NAV pour les personnes qui ont besoin d’acquérir de l’expérience professionnelle, de suivre une formation ou d’obtenir des références pour trouver un emploi. Le NAV examine si la mesure est pertinente, et celle-ci doit être approuvée avant son lancement.
Les étudiants qui souhaitent effectuer un stage dans le cadre de leurs études doivent contacter leur établissement, par exemple la faculté, le département, le coordinateur des stages, le bureau des relations internationales ou le centre d’orientation professionnelle. En ce qui concerne les stages étudiants, il devrait normalement exister une convention de stage entre l’établissement d’enseignement et le lieu de stage.
Pour les stages dans le cadre du programme Erasmus+, l’étudiant doit contacter le bureau des relations internationales ou le coordinateur Erasmus de son établissement d’enseignement. Erasmus+ offre aux étudiants la possibilité d’effectuer des stages dans des entreprises, des organisations, des institutions, des ambassades et des délégations à l’étranger.
Pour le programme de stages étudiants au sein des ambassades et délégations norvégiennes, les candidats doivent se référer aux avis de recrutement publiés par chaque représentation diplomatique. Ce programme est géré par chaque ambassade ou délégation, et les postes vacants sont publiés sur le site web de chaque mission. En règle générale, le stagiaire doit être titulaire d’un passeport norvégien.
Pour les stages et les programmes de formation en Europe, le candidat peut faire appel à EURES. EURES fournit des informations sur l’emploi, les stages et la mobilité au sein de l’UE/EEE, et le programme EURES de mobilité ciblée peut apporter un soutien aux demandeurs d’emploi qui recherchent un emploi, un stage ou un apprentissage dans un autre pays de l’UE/EEE.
Les candidats qui ont besoin de conseils concernant leur CV, leur candidature, leur choix de carrière ou les opportunités sur le marché du travail peuvent consulter le site Karriereveiledning.no ou s’adresser aux centres d’orientation professionnelle des comtés. Karriereveiledning.no est un service public et gratuit, et il existe des centres d’orientation professionnelle dans tous les comtés.
Pour toute question concernant le séjour, le travail, l’enregistrement, les impôts et les formalités pratiques, le candidat doit s’adresser à l’UDI et au SUA. Ces services ne proposent généralement pas de stages, mais fournissent des informations importantes sur les règles et les obligations liées au travail en Norvège.
En bref: commencez par consulter les sites d’offres d’emploi et les sites web des employeurs. Les étudiants doivent contacter leur établissement. Une formation professionnelle est proposée après une évaluation des besoins, le cas échéant par le NAV. Des opportunités internationales s’offrent notamment dans le cadre des programmes Erasmus+ et EURES.
Financement et soutien
Les candidats doivent d’abord préciser de quel type de stage il s’agit: contrat de travail classique, stage dans le cadre d’une formation, mesure du NAV, mobilité EURES ou programme de stages pour étudiants.
Employeur: salaire ou bourse
Les postes de stagiaire, d’internat et de stagiaire peuvent être rémunérés ou soumis à d’autres conditions fixées par l’employeur. Si le séjour correspond en réalité à une relation de travail, les règles habituelles relatives au statut de salarié, au contrat de travail et aux conditions de travail s’appliquent.
Différence entre la Norvège et l’UE/EEE: en principe, cela ne fait aucune différence si le candidat est légalement autorisé à travailler en Norvège. Les citoyens de l’UE/EEE ont le droit de résider, de travailler et d’étudier en Norvège conformément aux règles de l’EEE, mais doivent s’enregistrer en cas de séjour de plus de trois mois si les conditions l’exigent.
Mobilité en stage Erasmus+
Les étudiants peuvent demander une bourse Erasmus+ pour un stage à l’étranger auprès de leur établissement d’enseignement. Cette bourse est une aide destinée à couvrir les frais supplémentaires et ne couvre généralement pas l’ensemble des dépenses. Il peut également exister des aides au déplacement, des aides au déplacement écologiques, des bourses supplémentaires pour les groupes sous-représentés et des aides à l’inclusion en cas de besoins particuliers.
Différence entre la Norvège et l’UE/EEE: le programme Erasmus+ dépend principalement du lieu d’études, et non de la nationalité. Les étudiants norvégiens inscrits dans un établissement norvégien doivent postuler par l’intermédiaire de leur établissement. Les étudiants de l’UE/EEE inscrits dans un établissement norvégien utilisent le même canal. Les étudiants de l’UE/EEE inscrits dans des établissements situés dans d’autres pays postulent généralement par l’intermédiaire de leur établissement d’origine.
Lånekassen
Dans certains cas, les candidats norvégiens peuvent bénéficier de prêts et de bourses si le stage fait partie intégrante de leur formation et répond aux conditions fixées par la Lånekassen. Pour effectuer un stage à l’étranger pendant l’été, il faut notamment que ce stage soit prévu dans le programme d’études, que le candidat soit étudiant à temps plein et que le stage soit attesté comme faisant partie intégrante du cursus.
Différence entre la Norvège et l’UE/EEE: en principe, les ressortissants norvégiens ont droit à une aide lorsque les autres conditions sont remplies. Les ressortissants de l’UE/EEE et de l’AELE doivent remplir certaines conditions, telles que le droit de séjour permanent, le statut de travailleur en Norvège ou l’existence de liens familiaux pertinents.
Nav: formation professionnelle et allocations d’insertion
Si l’on a été jugé comme ayant besoin d’une formation professionnelle par le biais de Nav, le financement ne provient généralement pas du salaire versé par l’employeur. Le participant peut continuer à percevoir des prestations telles que les allocations journalières, les indemnités de maladie ou les allocations d’évaluation de l’aptitude au travail. Si le candidat ne perçoit aucune autre aide financière, il peut avoir droit à une allocation d’insertion.
Différence entre la Norvège et l’UE/EEE: les prestations de la NAV ne sont pas réservées aux ressortissants norvégiens, mais les citoyens de l’UE/EEE doivent être en situation régulière et remplir les autres conditions requises. L’agence Nav doit évaluer le séjour légal dans le cadre du suivi et des mesures d’insertion professionnelle destinés aux ressortissants de l’EEE.
Programme de mobilité ciblée EURES
Le programme de mobilité ciblée EURES peut vous aider à trouver un emploi, un stage ou un apprentissage dans un autre pays de l’UE ou de l’EEE. Cette aide peut notamment couvrir les cours de langue, la validation des qualifications, les frais de déplacement et de séjour.
Différence entre la Norvège et l’UE/EEE: les candidats norvégiens et les candidats de l’UE peuvent être concernés, mais le dispositif s’applique en particulier à la mobilité transfrontalière. Un candidat qui réside déjà en Norvège et qui postule pour un stage dans ce pays n’est généralement pas concerné; en revanche, un candidat qui déménage d’un autre pays participant vers la Norvège pour y effectuer un stage peut être éligible.
Le programme de stages pour étudiants dans les missions diplomatiques norvégiennes
Les stagiaires étudiants affectés aux ambassades et délégations norvégiennes ne perçoivent pas de salaire, mais une bourse. Le montant de l’allocation varie selon les missions diplomatiques à l’étranger; elle n’est pas imposable, mais doit être déclarée dans la déclaration d’impôt.
Différence entre la Norvège et l’UE/EEE: Ce dispositif s’adresse aux étudiants norvégiens. Les candidats doivent avoir la nationalité norvégienne et être affiliés à la sécurité sociale. Les autres citoyens de l’UE/EEE ne sont donc pas concernés, à moins qu’ils ne possèdent également la nationalité norvégienne et qu’ils remplissent les autres conditions requises.
Informations à l’intention des employeurs
Où publier des opportunités
Où les employeurs peuvent-ils publier des offres de stage?
Les employeurs peuvent publier des offres de stage, de formation en entreprise et d’internat sur Arbeidsplassen.no, FINN Jobb, Jobbnorge, Webcruiter, leurs propres sites de recrutement et, le cas échéant, sur les portails d’emploi des universités. Arbeidsplassen.no est un service gratuit géré par Nav; les annonces publiées sur FINN.no peuvent également être transférées vers Nav/Arbeidsplassen.no.
Pour les offres destinées aux étudiants, les employeurs devraient également contacter les universités, les établissements d’enseignement supérieur, les écoles professionnelles, les centres d’orientation professionnelle, les coordinateurs de stages et les associations d’étudiants. Plusieurs établissements d’enseignement disposent de leurs propres sites web sur lesquels les employeurs peuvent publier des offres d’emploi destinées aux étudiants, aux jeunes diplômés et aux anciens élèves
Pour les candidats originaires de l’UE/EEE, les employeurs peuvent utiliser EURES. EURES donne accès à des candidats européens, à une base de données de CV, à des profils d’employeurs, à des services de conseil, à des salons de l’emploi et à des dispositifs d’aide au recrutement transfrontalier.
Dans le cadre d’une formation professionnelle par l’intermédiaire de Nav, l’employeur ne doit pas publier l’offre d’emploi comme s’il s’agissait d’un poste ordinaire. La formation en milieu professionnel fait l’objet d’un accord entre le NAV, l’employeur et le candidat, et cet accord doit être approuvé avant le début de la mesure. La formation en milieu professionnel ne doit pas non plus servir à pourvoir les postes permanents de l’entreprise.
Les employeurs peuvent trouver des candidats en publiant des offres d’emploi, en faisant appel à leurs propres réseaux et à des sites d’emploi, en participant à des salons de l’emploi, en contactant des établissements d’enseignement, en recourant aux services d’aide au recrutement de Nav ou en recherchant des candidats via EURES lorsqu’ils ont besoin de recruter au niveau européen.
Financement et soutien
Le programme de soutien pertinent est généralement le programme de mobilité ciblée d’EURES (TMS). Ce dispositif peut aider les employeurs des pays de l’UE/EEE qui recrutent des salariés, des stagiaires ou des apprentis provenant d’autres pays européens. Pour les stages, il est notamment exigé un contrat écrit d’une durée minimale de trois mois, et le stage doit être conforme à la législation nationale.
Dans le cas d’un stage étudiant dans le cadre du programme Erasmus+, l’employeur doit clarifier les modalités de financement avec l’établissement d’origine du candidat ou le coordinateur Erasmus. Les bourses Erasmus+ sont généralement versées à l’étudiant par l’intermédiaire de l’établissement d’enseignement, et non sous la forme d’une aide générale à l’employeur.
Si le séjour concerne une formation professionnelle adaptée aux besoins, mise en place par le NAV (après s’être inscrit comme demandeur d’emploi et avoir été jugé comme ayant besoin d’une formation professionnelle pour trouver un emploi), il ne s’agit pas d’un programme de stage transnational que l’employeur publie ou finance de manière habituelle. L’employeur doit alors passer par Nav, et la mesure doit être convenue et approuvée par Nav, le candidat et l’employeur avant son lancement.
Définition et qualification
Cadre juridique
Statut juridique des contrats d’apprentissage en Norvège
Ces dispositifs ont en commun le fait que le chapitre 7 de la loi sur l’enseignement régit la formation secondaire en entreprise. Les personnes en apprentissage en entreprise sont des salariés de l’entreprise formatrice, avec des droits et des obligations conformément à la législation et aux conventions collectives. Ils doivent disposer d’un contrat de travail en plus d’un contrat de formation.
Apprenti
Un apprenti a conclu un contrat d’apprentissage en vue de passer l’examen de fin d’apprentissage ou le brevet de compagnon dans un métier d’apprentissage. L’apprenti est un salarié de l’entreprise formatrice et doit disposer d’un contrat de travail en plus de son contrat d’apprentissage.
L’objectif est d’obtenir un certificat de qualification professionnelle ou un brevet d’apprentissage après avoir terminé l’apprentissage et réussi l’examen de qualification ou d’apprentissage.
Candidat en formation professionnelle
Un apprenti a un contrat de formation, et non un contrat d’apprentissage. Ce dispositif s’adresse aux candidats qui visent un examen moins complet que l’examen professionnel ou l’examen de fin d’apprentissage.
L’objectif est de passer un test de compétences et d’obtenir une attestation de compétences de base, et non un diplôme complet ou un certificat d’aptitude professionnelle. S’il s’avère que le candidat est tout de même en mesure d’obtenir un certificat de fin d’études ou un certificat d’aptitude professionnelle, le contrat de formation peut être transformé en contrat d’apprentissage ordinaire après accord du conseil régional.
Stagiaire
Un candidat au certificat d’aptitude professionnelle a conclu un contrat de formation en vue de l’examen de fin de formation. Le programme de formation en alternance est un parcours de formation pratique de deux ans dans le cadre des programmes d’enseignement professionnel, principalement en entreprise.
L’objectif est l’obtention d’un certificat de formation pratique, qui atteste de compétences de base à un niveau inférieur à celui du brevet professionnel ou du certificat d’aptitude professionnelle. Une fois le certificat de formation pratique obtenu, le candidat peut entrer sur le marché du travail ou poursuivre ses études en vue d’obtenir un diplôme professionnel ou un certificat de compagnon.
Ce programme s’adresse tout particulièrement aux personnes qui, après l’enseignement primaire, ont besoin d’une formation plus pratique.
Employés souscrivant un contrat de formation:
Un candidat au certificat professionnel en alternance bénéficie d’un contrat de formation fondé sur une expérience pratique variée et ses compétences acquises sur le terrain. Le candidat doit être sous contrat de travail et avoir conclu un contrat de travail avec l’entreprise formatrice.
L’objectif est l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle ou d’un brevet d’aptitude professionnelle grâce à une formation combinant un stage en milieu professionnel encadré, une évaluation des compétences acquises et un examen de qualification professionnelle ou un examen de brevet d’aptitude professionnelle.
La Direction de l’éducation (Udir) précise qu’il n’y a pas de limite d’âge et que les personnes de moins de 25 ans peuvent également conclure un contrat de formation en alternance.
Stagiaire
Le stage professionnel n’est pas un programme d’apprentissage classique comprenant une période de formation en entreprise. Un candidat en formation pratique s’inscrit à l’examen de qualification professionnelle ou de compagnon sur la base d’une longue expérience professionnelle pertinente, sans être élève ni apprenti.
L’objectif est l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle ou d’un brevet d’aptitude professionnelle, après une expérience professionnelle pertinente justifiée, un examen spécifique et un examen de qualification professionnelle ou un examen de brevet d’aptitude professionnelle.
Ce programme exige généralement au moins cinq ans d’expérience professionnelle pertinente et s’adresse tout particulièrement aux adultes ayant une solide expérience professionnelle.
Précisions concernant la formation complète en entreprise
La formation complète en entreprise n’est pas un statut juridique distinct, mais un modèle de formation. L’Udir mentionne notamment les modèles 2+2, 1+3, 0+4 et 0+2 dans la réglementation relative aux subventions.
Description des systèmes
Le système d’apprentissage fait partie de l’enseignement secondaire professionnel. Le parcours standard comprend généralement deux années d’études, Vg1 et Vg2, suivies de deux années en entreprise, Vg3 en entreprise. L’apprentissage comprend généralement à la fois une formation et une contribution à la création de valeur.
Un apprenti dispose à la fois d’un contrat d’apprentissage et d’un contrat de travail. L’apprenti est un salarié de l’entreprise formatrice, avec des droits et des obligations conformément à la législation du travail, tandis que l’entreprise formatrice doit lui dispenser une formation conformément au programme d’apprentissage de la filière.
La formation se termine généralement par un examen de fin d’études ou un examen de fin d’apprentissage. La réussite à l’examen donne droit à un certificat de qualification professionnelle ou à un certificat d’apprentissage. Le certificat de qualification professionnelle est généralement utilisé dans les métiers de l’industrie et des services, tandis que le brevet de compagnon est utilisé dans les métiers de l’artisanat.
L’apprenti perçoit un salaire pendant sa formation. Le salaire varie en fonction de la discipline, de la convention collective et des accords locaux, mais dans le modèle de base, la répartition habituelle est la suivante: 30 % du salaire de départ au premier semestre, 40 % au deuxième semestre, 50 % au troisième semestre et 80 % au quatrième semestre.
Le conseil régional est chargé de l’orientation vers les places d’apprentissage, de l’agrément et du suivi des entreprises formatrices, des contrats d’apprentissage, des subventions accordées aux entreprises formatrices et de l’organisation des examens professionnels et des examens de fin d’apprentissage.
L’entreprise formatrice est chargée de la formation pratique. Une entreprise formatrice doit être agréée et dispenser une formation conforme au programme d’études. Les bureaux de formation ou autres organismes de coopération peuvent aider les entreprises formatrices et conclure des contrats ainsi que percevoir des subventions au nom de celles-ci, mais ces dernières restent responsables de la formation.
Les jurys d’examen sont nommés et gérés par le conseil régional. Ils sont chargés d’élaborer et d’évaluer les examens professionnels, les examens de fin d’apprentissage et les examens de compétence.
Les qualifications sont attestées par des diplômes, des certificats de compétence et/ou des certificats de formation professionnelle ou des certificats d’aptitude. La réussite d’une formation secondaire sanctionnée par un certificat de qualification professionnelle ou un certificat d’aptitude professionnelle est attestée par un diplôme, et la réussite de l’examen de qualification professionnelle ou de l’examen d’aptitude professionnelle est en outre attestée par un certificat de qualification professionnelle ou un certificat d’aptitude professionnelle.
Dans certains cas, les formations professionnelles et techniques suivies à l’étranger peuvent être évaluées par la Direction de l’enseignement supérieur et des compétences (HK-dir) en vue de l’obtention d’un certificat professionnel ou d’un brevet de compagnon norvégien. Une formation étrangère reconnue est assimilée à un certificat de qualification professionnelle ou à un diplôme norvégien. Ces dispositions s’appliquent selon les sources pour certains pays et certaines disciplines, et doivent être vérifiées auprès du Directoire de l’enseignement supérieur et des compétences.
Organisations clés
Direction de l’éducation (Udir): réglementation nationale, programmes scolaires, examens, documentation et conseils sur le système d’apprentissage.
Les conseils régionaux: responsables de l’enseignement secondaire, du placement en apprentissage, de l’agrément des entreprises formatrices, des contrats d’apprentissage et des examens professionnels.
https://utdanning.no/tema/yrkesfag_videregaende_voksne_videregaende_opp…
Entreprises formatrices et bureaux de formation/organismes de coopération: ils assurent la formation en entreprise et le suivi de l’apprenti.
https://www.udir.no/regelverk-og-tilsyn/skole-og-opplaring/kontrakt-om-…
Jury d’examen: évalue les examens professionnels, les examens de fin d’apprentissage et les examens de compétence pour le compte du conseil régional.
https://www.udir.no/eksamen-og-prover/eksamen/fag-og-svenneprover/ta-pr…
Les commissions de formation professionnelle: organes consultatifs au sein desquels les partenaires sociaux formulent des recommandations à l’intention des autorités régionales en matière d’enseignement et de formation professionnels.
https://bfk.no/politikk/utvalg/ovrige-rad-og-utvalg/yrkesopplaringsnemn…
HK-dir: reconnaissance des formations professionnelles étrangères de niveau secondaire.
https://hkdir.no/utdanning-fra-utlandet/jeg-har-utdanning-fra-utlandet/…
Qualification
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Informations à l’intention des candidats
Les places d’apprentissage en Norvège sont accessibles aux ressortissants de l’UE/EEE autres que les ressortissants norvégiens, à condition qu’ils remplissent les conditions habituelles du système d’apprentissage et qu’ils disposent d’un titre de séjour, d’un permis de travail et, le cas échéant, d’un titre de scolarité valides en Norvège. Le système d’apprentissage ne prévoit aucune exigence générale concernant la nationalité norvégienne. L’UDI précise que les citoyens de l’UE/EEE ont le droit de résider, de travailler et d’étudier en Norvège, et l’Udir considère les apprentis comme des salariés de l’entreprise formatrice.
Conditions de vie et de travail
L’apprenti relève de la loi sur l’environnement de travail, sauf pour la cessation ou une modification du contrat de travail. Les règles sur la protection de l’emploi ne s’appliquent donc pas à l’apprenti. Le délai de préavis pour l’apprenti en cas de démission ou de licenciement est régi par la loi sur l’enseignement et non par la loi sur l’environnement de travail.
Si des candidats d’autres pays de l’UE/EEE peuvent effectuer un stage d’apprentissage en Norvège, il est important de prendre note des informations suivantes. Les programmes pouvant varier d’un secteur à l’autre, il convient de contacter une agence de formation qui représente le secteur concerné par l’apprentissage. D’autre part, il faut parfois être enregistré dans le département où l’apprentissage va être effectué. Cela varie d’un département à l’autre (source: il est également important de savoir que, selon les directives générales, le certificat d’aptitude professionnelle sera passé en langue norvégienne. Des aptitudes en norvégien peuvent aussi être exigées pour effectuer le stage d’apprentissage. Il est, en d’autres termes, difficile de donner des informations uniformes et générales sur la mise en place d’un stage d’apprentissage et son déroulement.
Où trouver des opportunités
Les candidats doivent d’abord utiliser Vigo pour postuler à un placement en apprentissage en Norvège. La date limite normale de dépôt des candidatures est généralement fixée au 1er mars pour les apprentis et au 1er février pour les candidats à l’apprentissage. Vigo n’est toutefois pas un portail de recrutement international. Les candidats originaires d’autres pays peuvent utiliser Vigo s’ils postulent à un enseignement secondaire ou à un apprentissage en Norvège et remplissent les conditions requises, mais ils peuvent avoir besoin d’un identifiant électronique norvégien, tel que MinID ou BankID. Si ce n’est pas le cas, le candidat doit contacter le bureau de formation professionnelle ou le bureau des admissions de la commune concernée.
De plus, les candidats devraient postuler directement auprès des entreprises formatrices, des bureaux de formation ou des organismes de coopération concernés. Une place d’apprentissage n’est pas attribuée automatiquement comme une place à l’école; c’est l’entreprise qui décide si elle souhaite recruter un apprenti et qui obtient un contrat.
Pour trouver des entreprises d’apprentissage, les candidats sont invités à utiliser la rubrique «Trouver une entreprise d’apprentissage» sur Utdanning.no. Ce service répertorie les entreprises formatrices agréées et les places d’apprentissage disponibles dans toute la Norvège, et est mis à jour à partir de données provenant notamment de Vigo, des registres de Brønnøysund et du registre des employeurs et des salariés de Nav.
Vilbli.no est également un site web de référence. Vous trouverez ici des informations sur les places d’apprentissage, les dates limites de candidature, les métiers d’apprentissage, les entreprises formatrices agréées et les organismes de coopération/bureaux de formation, classées par comté.
Les candidats sont invités à contacter le service de formation professionnelle de la communauté de communes pour obtenir des conseils sur les places d’apprentissage, les conditions requises, le contrat, les entreprises formatrices agréées et la marche à suivre s’ils ne trouvent pas de place d’apprentissage. Les conseils régionaux sont responsables de l’enseignement secondaire et de la formation en entreprise.
Les candidats qui sont déjà inscrits dans un établissement d’enseignement secondaire devraient également s’adresser au conseiller d’orientation, au tuteur, au professeur de la filière professionnelle ou au coordinateur de la formation professionnelle de leur établissement. Plusieurs conseils régionaux recommandent aux candidats de se montrer proactifs, d’envoyer leur candidature et leur CV directement aux entreprises et d’assurer le suivi de leurs candidatures.
Pour les candidats étrangers, des précisions pratiques et juridiques spécifiques s’appliquent. Les ressortissants de l’EEE ont le droit de résider, de travailler et d’étudier en Norvège, mais doivent s’enregistrer si leur séjour dépasse trois mois. Les candidats originaires de pays hors UE/EEE doivent clarifier leur situation en matière de séjour et de travail auprès de l’UDI avant de pouvoir commencer un apprentissage.
Financement et soutien
En Norvège, les apprentis devraient d’abord se tourner vers l’entreprise formatrice, la Lånekassen, le conseil régional et, le cas échéant, le Nav pour obtenir un financement et une aide. Un apprenti bénéficie d’une formation adaptée au sein d’une entreprise de formation agréée, dans le but d’obtenir un examen de compétences et un certificat de compétences, et non un diplôme professionnel ou un certificat d’aptitude classique.
La principale source de revenus provient généralement du salaire versé par l’entreprise formatrice. Les apprentis doivent percevoir un salaire, mais celui-ci varie selon les entreprises et les secteurs et fait souvent l’objet d’un accord individuel. Le candidat devrait donc demander des précisions par écrit concernant le salaire, le contrat de travail et, le cas échéant, la convention collective applicable.
Les apprentis peuvent également avoir droit à des bourses et à des prêts accordés par la Lånekassen. En règle générale, la demande ne doit être envoyée qu’une fois le contrat de formation approuvé. Pour les candidats âgés de moins de 21 ans qui n’ont pas encore obtenu de diplôme d’études secondaires ou de qualification professionnelle, une aide à la formation secondaire peut être envisagée, notamment sous forme de bourse d’équipement, de bourse d’hébergement, de bourse de transport, de bourse pour enfants à charge, de bourse liée aux revenus et, le cas échéant, de prêt.
Le conseil régional finance la formation en entreprise par le biais de subventions accordées aux entreprises formatrices ou aux organismes de formation. Il ne s’agit généralement pas d’une somme versée directement à l’apprenti, mais de fonds destinés à permettre à l’entreprise d’assurer la formation. L’Udir indique que la subvention de base I s’élèvera en 2025 à 183 093 couronnes par apprenti, candidat au certificat de stage ou candidat à l’apprentissage pour une année de formation à temps plein.
Si l’apprenti a besoin d’un accompagnement supplémentaire ou d’aménagements particuliers, l’entreprise formatrice ou le bureau de formation devrait se renseigner sur les subventions d’adaptation accordées par le conseil régional. Ces dispositifs varient d’un comté à l’autre, mais peuvent inclure un suivi plus étroit, un accompagnement, des formations ou des ressources humaines supplémentaires.
Le NAV peut intervenir lorsque le candidat a besoin d’aménagements adaptés à son travail. La subvention pour le mentorat peut servir à libérer du temps à un collaborateur qui apporte une aide pratique, des conseils et une formation. Les subventions à l’inclusion peuvent couvrir les frais supplémentaires engagés par l’employeur pour l’adaptation du lieu de travail, par exemple pour l’achat d’aides techniques, de logiciels, d’équipements ou pour des actions de formation de courte durée. Le Centre d’aide technique de Nav peut fournir des conseils, un accompagnement et des aides techniques aux personnes en situation de handicap.
Les allocations d’insertion versées par le NAV ne constituent pas un dispositif général destiné aux apprentis. Cela ne peut s’appliquer que si la personne participe à une mesure en faveur de l’emploi, est âgée de plus de 18 ans et ne perçoit pas simultanément un salaire en tant que salarié dans le cadre de cette mesure ni aucune autre aide financière de la part de Nav.
Pour les candidats originaires d’autres pays de l’EEE, la principale différence réside dans le fait que le droit de séjour et le droit à une aide financière de la Lånekassen doivent être évalués séparément.
Les ressortissants de l’UE/EEE qui souhaitent résider et étudier en Norvège pendant plus de trois mois doivent s’enregistrer conformément à la réglementation de l’EEE. Ils doivent notamment être inscrits dans un programme d’études agréé, être en mesure de subvenir à leurs besoins et disposer d’une carte européenne d’assurance maladie ou d’une assurance maladie privée.
Les ressortissants de l’EEE/AELE peuvent avoir droit à une aide de la Lånekassen s’ils disposent, par exemple, d’un droit de séjour permanent en Norvège, s’ils ont le statut de salarié en Norvège ou s’ils bénéficient d’un droit dérivé en tant que membre de la famille d’un salarié de l’EEE/AELE. Ce droit n’est pas automatique, et les pièces justificatives doivent être vérifiées dès le début auprès de la Caisse des prêts étudiants.
Dans l’ensemble, l’apprenti devrait d’abord s’assurer d’avoir un contrat d’apprentissage validé, puis se renseigner auprès de la Lånekassen. L’entreprise formatrice ou le bureau de formation devrait également se renseigner sur les subventions accordées par le conseil régional, notamment en cas de besoin d’aménagements supplémentaires. En cas de handicap ou si vous avez besoin d’un accompagnement professionnel, veuillez contacter Nav. Pour les candidats issus des pays de l’EEE, il convient de clarifier la question du droit de séjour et des conditions d’éligibilité à l’aide financière de la Lånekassen avant d’intégrer cette aide dans le budget.
Informations à l’intention des employeurs
Où publier des opportunités d’emploi?
Les employeurs nationaux devraient d’abord s’adresser à Vigo Bedrift et à la communauté de comté en tant que canaux officiels. Vigo Bedrift est le système de coordination entre les entreprises formatrices, les bureaux de formation/organismes de coopération et le conseil régional; il sert notamment à la mise en relation des apprentis et des candidats à l’apprentissage, à la gestion des contrats, des subventions et des rapports. L’entreprise doit donc s’assurer qu’elle est agréée en tant qu’entreprise formatrice, que ses coordonnées sont à jour et que la place d’apprentissage concernée est gérée en concertation avec le bureau de formation professionnelle du conseil régional.
De plus, le poste d’apprenti devrait normalement être publié sur un site d’offres d’emploi ouvert à tous. Arbeidsplassen.no est le portail d’offres d’emploi gratuit de Nav destiné aux employeurs; ceux-ci peuvent y publier leurs offres d’emploi directement ou via un système de recrutement. FINN Jobb est également un canal courant pour les offres d’apprentissage.
Les employeurs peuvent également faire appel à des organismes de formation ou à des organismes de coopération, s’ils sont affiliés à un tel réseau. Lærlingtorget/Vigo décrit les bureaux de formation comme des organismes de coopération pouvant aider les entreprises formatrices, notamment en matière de recrutement et de mise en œuvre de la formation. En complément, l’employeur peut utiliser son propre site web, les réseaux sociaux, les contacts avec les lycées, les stages de spécialisation professionnelle (YFF) et les salons de recrutement locaux. Le portail des employeurs publics recommande notamment de publier des offres d’emploi classiques, de prendre contact avec les lycées, de proposer des stages via le YFF, d’organiser des entretiens rapides et d’assurer une bonne visibilité lors d’événements.
Il est important de noter que pour les entreprises publiques, il n’est pas exigé de publier une place d’apprentissage puisque ces places sont dispensées de l’article 2, paragraphe 1, point c), de la loi sur les agents de l’État.
Financement et soutien
Les employeurs doivent d’abord contacter le service de formation professionnelle ou le responsable de l’internationalisation de la communauté de communes. Les conseils régionaux coordonnent souvent des projets Erasmus+ dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels, et peuvent indiquer si les entreprises formatrices ou les centres de formation peuvent solliciter des financements pour des séjours de formation en Europe, les frais de déplacement, de repas et d’hébergement, les frais d’inscription aux cours et les frais d’organisation.
L’employeur doit ensuite contacter la Direction de l’enseignement supérieur et des compétences (HK-dir), qui est l’agence nationale chargée du volet «Éducation» du programme Erasmus+ en Norvège. La direction de HK peut préciser quels programmes Erasmus+ s’appliquent aux apprentis, à la formation professionnelle, à la mobilité et à l’accréditation.
Si l’employeur est affilié à un bureau de formation ou à un organisme de coopération, il convient également de le contacter. Les bureaux de formation peuvent souvent vous aider pour les demandes, les contrats, le suivi pratique et les contacts avec le conseil régional.
Si le dossier concerne le recrutement d’apprentis originaires d’autres pays européens en Norvège, l’employeur doit en outre contacter Nav pour avoir accès aux services EURES. Les programmes de mobilité ciblée EURES peuvent notamment aider les employeurs à trouver des candidats qualifiés en Europe et, dans certains cas, offrir une aide pour les entretiens, le déménagement, les cours de langue ou la reconnaissance des qualifications.
Enfin, l’employeur doit clarifier les questions relatives au droit de séjour et au droit du travail auprès de l’UDI, le cas échéant auprès du service aux employeurs de l’UDI ou du centre de services pour les travailleurs étrangers (SUA). Il incombe à l’employeur de vérifier que les travailleurs étrangers sont autorisés à travailler en Norvège, et les ressortissants de l’UE/EEE qui souhaitent résider et travailler en Norvège pendant plus de trois mois doivent normalement s’enregistrer.
Circulation des biens et des capitaux
La libre circulation des biens est l’une des pierres angulaires du marché unique européen.
La suppression des obstacles nationaux à la libre circulation des biens au sein de l’Union européenne est l’un des principes ancrés dans les traités de l’UE. S’écartant d’une position traditionnellement protectionniste, les pays de l’Union européenne lèvent continuellement les restrictions de façon à former un marché «commun» ou unique. Cet engagement à créer une zone commerciale européenne sans frontières s’est traduit par une plus grande prospérité et par la création de nouveaux emplois, et a globalement établi l’Union européenne en tant qu’acteur commercial mondial aux côtés des États-Unis et du Japon.
Malgré l’engagement de l’Europe à abolir toutes les entraves internes aux échanges commerciaux, l’harmonisation des secteurs de l’économie n’est pas totale. L’Union européenne a décidé de réglementer au niveau européen les secteurs qui pourraient présenter un risque plus élevé pour les citoyens de l’Europe, tels que le secteur pharmaceutique ou celui des produits de construction. La majorité des produits (considérés comme «présentant un risque moindre») sont soumis à l’application du fameux principe de la reconnaissance mutuelle. Autrement dit, quasiment tout produit fabriqué ou commercialisé légalement dans un des États membres peut circuler et s’échanger librement sur le marché intérieur de l’Union européenne.
Limites à la libre circulation des biens
Le traité sur l’Union européenne reconnaît aux États membres le droit de fixer des limites à la libre circulation des biens lorsque des intérêts communs spécifiques sont en jeu, comme la protection de l’environnement, la santé des citoyens ou l’ordre public, pour n’en citer que quelques-uns. En d’autres termes, si les autorités d’un État membre considèrent que l’importation d’un produit présente une menace potentielle — par exemple, pour la santé publique, la moralité ou l’ordre public —, elles peuvent restreindre ou même interdire l’accès de ce produit au marché de cet État. Il peut s’agir, par exemple, d’aliments génétiquement modifiés ou de certaines boissons énergisantes.
S’il n’existe généralement aucune limitation à l’achat de biens dans un autre État membre tant que ceux-ci sont destinés à un usage personnel, une série de restrictions européennes s’appliquent à des catégories de produits comme l’alcool et le tabac.
Libre circulation des capitaux
Une autre condition essentielle au fonctionnement du marché intérieur est la libre circulation des capitaux. Il s’agit de l’une des quatre libertés fondamentales garanties par droit de l’Union et elle est à la base de l’intégration des marchés financiers européens. Les Européens peuvent désormais gérer et investir leur argent dans n’importe quel État membre de l’Union européenne.
La libéralisation des marchés des capitaux a marqué une étape importante dans le processus d’intégration économique et monétaire de l’Union européenne: elle a constitué le premier pas vers l’établissement de notre Union économique et monétaire (UEM) et de la monnaie commune, l’euro.
Avantages
Le principe de libre circulation des capitaux accroît l’efficacité des marchés financiers au sein de l’Union et offre également une série d’avantages aux citoyens de l’Union européenne. Les particuliers peuvent effectuer un grand nombre d’opérations financières au sein de l’Union européenne, sans restrictions majeures. Ils peuvent, avec quelques restrictions:
- ouvrir aisément un compte bancaire,
- acheter des actions,
- investir, ou
- acheter des biens immobiliers
dans un autre État membre. Quant aux entreprises établies dans l’Union européenne, elles peuvent acquérir, gérer et investir dans d’autres entreprises européennes.
Exceptions
Certaines exceptions à ce principe s’appliquent tant dans les États membres qu’à l’égard des pays tiers. Ces exceptions sont principalement liées à des raisons de fiscalité, de surveillance prudentielle, d’ordre public, de lutte contre le blanchiment de capitaux et à des sanctions financières convenues au titre de la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne.
La Commission européenne poursuit l’achèvement du marché libre des services financiers par la mise en œuvre de nouvelles stratégies d’intégration financière, afin qu’il soit encore plus facile pour les citoyens et les entreprises de gérer leur argent au sein de l’Union européenne.
Trouver un logement
On trouve généralement son premier logement via Finn.no, des agences immobilières, des sites de location, des logements sociaux ou étudiants, les réseaux sociaux ou des petites annonces locales. Le marché de la location est souvent le plus accessible, mais il peut s’avérer coûteux et saturé dans les grandes villes. L’enquête sur le marché locatif réalisée par l’Office central des statistiques (SSB) montre qu’en 2025, un logement de deux pièces coûtait en moyenne 11 790 couronnes par mois en Norvège, mais 15 260 couronnes à Oslo et Bærum, 11 870 couronnes à Bergen, 11 850 couronnes à Trondheim et 11 400 couronnes à Stavanger. On observe des différences régionales marquées, et les prix sont particulièrement élevés dans les grandes villes.
Lors d’une location, il est recommandé de toujours établir un contrat écrit, de vérifier ce qui est inclus dans le loyer, de se renseigner sur le délai de préavis et de ne jamais verser la caution directement sur le compte personnel du propriétaire. La caution doit être versée sur un compte de caution distinct au nom du locataire, et son montant ne peut dépasser six mois de loyer.
L’achat d’un logement nécessite généralement une attestation de financement bancaire avant de pouvoir faire une offre. L’acheteur doit lire attentivement le descriptif de vente, le rapport d’état, les charges communes et, le cas échéant, les dettes communes. Selon Eiendom Norge, le prix moyen d’un logement en Norvège s’élevait à 4 976 005 couronnes à la fin du mois de mars 2026, mais les prix varient considérablement d’une région à l’autre. Le SSB propose également un calculateur de prix de l’immobilier permettant d’analyser l’évolution des prix dans différentes régions et pour différents types de logements.
Lorsque l’on s’installe pour la première fois, le plus important est de commencer simplement: choisissez un quartier que vous pouvez réellement vous permettre, comparez plusieurs logements, calculez les frais d’électricité, d’assurance, de transport et de caution, et ne signez rien tant que vous n’avez pas bien compris le contrat, le prix et vos responsabilités.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Trouver un logement | https://www.nyinorge.no/en/housing-and-settlement/finding-accommodation |
Trouver une école
Pour les crèches, il est préférable de consulter d’abord le site web de la commune, car les demandes d’inscription en crèche sont généralement traitées par la commune où réside l’enfant. La commune fournit des informations sur les dates limites d’inscription, les formulaires d’inscription, les admissions et les crèches disponibles. Il est également possible de comparer les crèches sur le site Barnehagefakta.no, qui présente des informations sur les crèches sous forme de carte et par commune, sur la base de données communiquées par les crèches et les communes et dont la qualité a été vérifiée par la Direction de l’éducation.
Pour les écoles primaires et secondaires, le site web de la commune constitue la principale source d’information. De nombreuses communes proposent un moteur de recherche ou une carte sur lesquels il est possible de saisir une adresse pour savoir à quelle école l’enfant est affecté.
Pour le lycée, il est recommandé d’utiliser Vilbli.no. Vous y trouverez des informations sur les programmes d’études, les domaines d’études, les établissements qui les proposent, les dates limites et les procédures d’inscription. La candidature à l’enseignement secondaire public s’effectue via Vigo.no.
Pour les universités et les établissements d’enseignement supérieur, il convient d’utiliser les sites Samordna opptak et Utdanning.no. Le service «Samordna opptak» présente un aperçu des formations, des dates limites et des conditions d’admission, et coordonne les admissions dans la plupart des formations de premier cycle proposées par les universités et les établissements d’enseignement supérieur norvégiens. Le site Utdanning.no permet d’effectuer des recherches générales sur les formations, les métiers et les possibilités d’études, et fournit des informations complètes et certifiées par les pouvoirs publics.
Le plus pratique est donc de commencer au niveau local pour les écoles maternelles et primaires, par l’intermédiaire de la commune, et d’utiliser les portails nationaux pour l’enseignement secondaire et supérieur. En cas de doute, il convient de contacter la commune, le service des admissions du conseil régional ou directement l’établissement d’enseignement.
Liens:
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en |
| Rechercher des options de formation | www.utdanning.no |
| Évaluation/validation des formations à l’étranger | https://hkdir.no/en/foreign-education |
| Trouver des crèches | https://barnehagefakta.no |
| Vilbli | https://www.vilbli.no/nb/no |
Venir avec votre voiture (avec des informations sur le permis de conduire)
La mise en œuvre du principe de la libre circulation des personnes, l’une des pierres angulaires de la construction européenne, s’est traduite par une série de règles pratiques permettant aux citoyens de voyager librement et aisément dans n’importe quel État membre de l’Union européenne. Voyager sur le territoire de l’Union européenne avec sa propre voiture est devenu beaucoup moins problématique. La Commission européenne a établi une série de règles communes régissant la reconnaissance mutuelle des permis de conduire, la validité de l’assurance automobile et la possibilité d’immatriculer son véhicule dans un pays d’accueil.
Votre permis de conduire dans l’Union européenne
L’Union européenne a introduit un modèle harmonisé de permis de conduire et a fixé des exigences minimales supplémentaires pour l’obtention d’un permis de conduire. Cela devrait contribuer à réduire le nombre de conducteurs dangereux sur les routes européennes, quel que soit le pays où ils passent leur permis de conduire.
Depuis le 19 janvier 2013, tous les permis de conduire délivrés par les pays de l’UE ont la même apparence: ils sont imprimés sur un morceau de plastique de la taille et de la forme d’une carte de crédit.
Des périodes de validité administrative harmonisées — comprises entre 10 et 15 ans pour les motos et les voitures particulières — ont été introduites pour le permis de conduire. Cela permet aux autorités d’introduire régulièrement de nouvelles fonctionnalités de sécurité, qui rendront plus difficile la falsification ou l’altération du document de permis de conduire. Les conducteurs non qualifiés ou déchus du droit de conduire ne pourront donc plus tromper aussi facilement les autorités de leur pays ou d’un autre pays de l’UE.
Le nouveau permis de conduire européen protège également les usagers de la route vulnérables en introduisant un accès progressif pour la conduite de motos et autres deux-roues motorisés. Le système d’«accès progressif» implique que les conducteurs doivent acquérir une expérience sur un motocycle de plus petite cylindrée avant de pouvoir passer à une cylindrée supérieure. Les cyclomoteurs constitueront également une catégorie distincte, nécessitant un permis AM.
Vous devez demander un permis dans le pays dans lequel vous résidez habituellement ou régulièrement. En règle générale, il s’agit du pays dans lequel vous résidez au moins 185 jours par année civile en raison d’attaches personnelles ou professionnelles.
Si vous avez des attaches personnelles ou professionnelles dans au moins deux pays de l’UE, votre résidence habituelle est le pays dans lequel vous avez des attaches personnelles (pour autant que vous vous y rendiez régulièrement). Cette dernière condition ne s’applique pas si vous séjournez dans un pays de l’UE pour y effectuer une mission à durée déterminée.
Si vous vous installez dans un autre pays de l’UE pour suivre des études supérieures, votre résidence habituelle ne change pas. Vous pouvez toutefois demander un permis dans le pays d’accueil en prouvant que vous y étudiez depuis au moins 6 mois.
Immatriculation de votre voiture dans le pays d’accueil
Si vous partez vivre de manière permanente dans un autre pays de l’UE et emmenez votre voiture, vous devez faire immatriculer votre véhicule et payer les taxes correspondantes dans ce pays.
Il n’existe pas de règles européennes communes en ce qui concerne l’immatriculation des véhicules et les taxes y afférentes. Certains pays accordent une exonération de la taxe d’immatriculation aux personnes qui viennent s’y installer de manière permanente avec leur véhicule.
Pour bénéficier d’une exonération fiscale, vous devez vérifier les délais et conditions applicables dans le pays où vous souhaitez vous installer.
Vérifiez les règles exactes et les délais auprès des autorités nationales sous le lien suivant: https://europa.eu/youreurope/citizens/vehicles/registration/registration-abroad/index_fr.htm.
Assurance automobile
Les citoyens de l’UE peuvent faire assurer leur véhicule dans n’importe quel pays de l’Union européenne, à condition que la compagnie d’assurance choisie soit agréée par l’autorité nationale de l’État d’accueil pour délivrer les polices d’assurance nécessaires. Une compagnie établie dans un autre État membre ne peut vendre une police d’assurance obligatoire de responsabilité civile que si certaines conditions sont remplies. L’assurance sera valable sur l’ensemble du territoire de l’Union, quel que soit l’endroit où a lieu l’accident.
Taxation
La taxe sur la valeur ajoutée — ou TVA — sur les véhicules à moteur est normalement payée dans le pays où le véhicule est acheté, mais il arrive, dans certaines conditions, qu’elle doive être acquittée dans le pays de destination.
De plus amples informations sur les règles applicables lorsqu’un véhicule est acheté dans un État membre de l’Union européenne en vue de son immatriculation dans un autre État membre sont disponibles sous le lien suivant: https://europa.eu/youreurope/citizens/vehicles/registration/taxes-abroad/index_fr.htm.
Procédures d’inscription et titres de séjour
Pour séjourner en Norvège, il faut d’abord déterminer si la personne est un ressortissant d’un pays nordique, un ressortissant de l’UE/EEE ou un ressortissant d’un pays hors UE/EEE. Les citoyens nordiques peuvent résider en Norvège en déclarant leur déménagement au registre de la population. Les ressortissants de l’UE/EEE peuvent résider, travailler et étudier en Norvège, mais doivent s’enregistrer auprès de la police s’ils prévoient d’y séjourner plus de trois mois. Pour les séjours de longue durée, le ressortissant de l’UE/EEE doit être en mesure de justifier d’un motif de séjour, par exemple un emploi, une activité indépendante, des études ou des ressources personnelles.
En règle générale, les ressortissants de pays hors UE/EEE doivent obtenir un permis de séjour s’ils souhaitent travailler, étudier ou résider en Norvège pendant plus de 90 jours. La demande de permis de séjour doit être remplie sur le site UDI.no, et les documents doivent normalement être remis à la police en Norvège ou à une représentation diplomatique norvégienne à l’étranger, selon le type de demande et le lieu où se trouve le demandeur. L’UDI est l’autorité chargée de traiter et d’octroyer les titres de séjour, tandis que la police s’occupe notamment de la présentation, de l’enregistrement, du contrôle biométrique et des cartes de séjour.
Lorsqu’un travailleur exerce une activité en Norvège, l’employeur doit vérifier qu’il est autorisé à travailler. La carte d’impôt ne constitue pas une preuve de séjour légal ni un permis de travail. Pour obtenir une aide pratique, les employeurs et les salariés peuvent consulter le guide de l’UDI, les pages de la police et le centre de services pour les travailleurs étrangers, où l’Inspection du travail, la police, l’Administration fiscale et l’UDI collaborent.
Si une personne prévoit de séjourner en Norvège pendant plus de six mois, elle doit déclarer son déménagement auprès de l’administration fiscale. Dans ce cas, la personne peut obtenir un numéro d’identification personnel si les conditions sont remplies; en cas de séjour de courte durée, un numéro d’enregistrement (numéro D) peut être attribué.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en |
| Droits et obligations des ressortissants de l’UE/EEE et de la Suisse | https://www.udi.no/en/want-to-apply/work-immigration/duty-to-report-for-job-seekers-who-are-eueea-nationals/?c=che |
Les points à vérifier avant et après votre arrivée dans un nouveau pays
Avant le départ
Déterminez d’abord quel est le motif de séjour applicable. Les ressortissants de l’UE/EEE peuvent séjourner en Norvège pendant trois mois maximum sans s’enregistrer, mais doivent s’enregistrer auprès de la police si leur séjour dure trois mois ou plus. En règle générale, les ressortissants de pays hors UE/EEE doivent obtenir un titre de séjour pour travailler, étudier ou séjourner plus de 90 jours.
Consultez le site UDI.no avant votre départ pour connaître le type de demande approprié, les documents requis et les délais de traitement. Les demandes de permis de séjour sont généralement enregistrées par voie électronique auprès de l’UDI, et les documents sont remis à la police en Norvège ou à une représentation diplomatique norvégienne à l’étranger, selon le type de demande.
Préparez votre passeport, votre contrat de travail, votre attestation d’inscription à l’université, votre bail, vos actes de mariage et de naissance ainsi que tout autre document nécessaire avant votre départ. L’UDI dispose de ses propres listes de contrôle indiquant les documents à fournir.
Trouvez un logement temporaire avant votre arrivée et faites attention à ne pas verser de caution sur des comptes privés. En cas de location en Norvège, la caution doit normalement être versée sur un compte de cautionnement distinct au nom du locataire.
Si vous comptez travailler, votre employeur doit vérifier que vous êtes autorisé à travailler en Norvège. La carte d’impôt ne constitue pas une preuve de séjour légal ni un permis de travail.
Il peut également être utile de consulter le site web du Service national de surveillance de l’environnement de travail et de la santé (NOA), qui fait partie de l’Institut national de l’environnement de travail (STAMI).
La NOA a pour mission de coordonner, de systématiser et de diffuser les connaissances relatives à l’environnement de travail et à la santé auprès des autorités, des partenaires sociaux et des autres acteurs concernés. Ces connaissances doivent permettre aux décideurs de mettre en place des mesures ciblées visant à prévenir les maladies professionnelles, les accidents du travail, les départs de la vie active et les décès. Mais en tant que demandeur d’emploi, vous pouvez également consulter les pages du NOA pour vous faire une idée des réalités du monde du travail dans différents secteurs.
À l’arrivée
Rendez-vous au commissariat si vous devez vous enregistrer en tant que ressortissant de l’UE/EEE ou demander une carte de séjour après l’obtention d’un permis de séjour. La police s’occupe de l’enregistrement, de l’inscription et des cartes de séjour.
Obtenez un numéro d’identité norvégien. Pour les séjours de courte durée, un numéro d’enregistrement (numéro D) peut être attribué; pour les séjours de six mois ou plus, vous pouvez être enregistré comme résident et obtenir un numéro d’identification personnel. L’administration fiscale s’occupe des déménagements vers la Norvège et des numéros d’identité.
Demandez votre carte d’assujetti avant de commencer à travailler. Toute personne travaillant en Norvège doit posséder une carte d’impôt, et l’administration fiscale doit disposer d’informations exactes concernant son emploi et son séjour afin que l’impôt soit correctement calculé.
Signalez votre emménagement en Norvège si vous comptez y séjourner pendant au moins six mois, et signalez votre nouvelle adresse si vous déménagez à l’intérieur du pays. Une adresse correcte est nécessaire pour recevoir le courrier des autorités publiques.
Procurez-vous une pièce d’identité électronique dès que possible. L’identifiant électronique est utilisé pour les services publics, les opérations bancaires, les déclarations fiscales, les changements d’adresse, les contrats et les services de santé.
Renseignez-vous sur les droits en matière de santé. Toute personne séjournant en Norvège bénéficie d’une aide en cas de besoin urgent, mais le droit à un médecin traitant s’applique normalement aux personnes inscrites au registre de la population et résidant dans une commune norvégienne. En règle générale, les personnes titulaires d’un numéro D n’ont pas droit à un médecin traitant, mais peuvent avoir droit aux soins de santé nécessaires.
Ouvrez un compte bancaire dès que vous disposez des pièces d’identité requises et d’un numéro d’identité norvégien. De nombreux services publics et privés, notamment les banques, exigent un numéro d’identité norvégien.
Découvrez vos droits dans le monde du travail. En Norvège, les salariés doivent disposer d’un contrat de travail écrit, et l’employeur est tenu de respecter la réglementation norvégienne en matière de salaire, de temps de travail et de conditions de travail.
En cas de doute, consultez les portails d’information publics: UDI, Police, Administration fiscale, SUA, Helsenorge et Nouveau en Norvège.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Faits concernant l’environnement de travail et la santé au travail | https://noa.stami.no |
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en |
| Demander un titre de séjour conformément à la réglementation de l’UE/EEE | https://www.udi.no/en/want-to-apply/residence-under-the-eueeu-regulatio… |
| La police | https://www.politiet.no/en/english |
| L’administration fiscale | https://www.skatteetaten.no/en/person |
| Centre de services pour les travailleurs étrangers | https://www.sua.no |
| Santé Norvège | https://www.helsenorge.no/en |
Aperçu des conditions de travail en Europe
La qualité du travail et de l’emploi — un aspect vital , à fort impact économique et humanitaire
De bonnes conditions de travail sont importantes pour le bien-être des travailleurs européens. Elles contribuent
- au bien-être physique et psychologique des Européens, et
- à la performance économique de l’Union européenne.
D’un point de vue humanitaire, la qualité de l’environnement de travail influence considérablement la satisfaction globale des travailleurs européens, au travail et dans leur vie personnelle.
D’un point de vue économique, des conditions d’emploi de qualité constituent un facteur de croissance économique et un fondement de la position compétitive de l’Union européenne. Un niveau élevé de satisfaction au travail est un facteur important pour parvenir à une productivité économique élevée dans l’Union européenne.
Dès lors, il est essentiel pour l’Union européenne de promouvoir la création et le maintien d’un environnement de travail durable et agréable, qui favorise la santé et le bien-être des travailleurs européens et qui instaure un bon équilibre entre temps de travail et temps libre.
Améliorer les conditions de travail en Europe: un objectif important pour l’Union européenne
Garantir des conditions de travail favorables aux citoyens européens est une priorité de l’UE. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne coopère avec les gouvernements nationaux afin d’assurer un environnement de travail agréable et sûr. Un soutien est apporté aux États membres à travers:
- l’échange d’expériences entre pays et des actions communes;
- l’établissement d’exigences minimales applicables dans toute l’Union européenne en ce qui concerne les conditions de travail, ainsi qu’en matière de santé et de sécurité au travail.
Les déterminants de la qualité du travail et de l’emploi
Pour instaurer des conditions de travail durables, il importe de déterminer les caractéristiques principales d’un environnement de travail favorable, et donc les critères de qualité des conditions de travail.
La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound), établie à Dublin, est une agence de l’UE qui fournit des informations, des conseils et une expertise sur les conditions de vie et de travail. Cette agence a établi plusieurs critères de qualité du travail et de l’emploi, parmi lesquels:
- la santé et le bien-être sur le lieu de travail: il s’agit d’un critère essentiel, étant donné que de bonnes conditions de travail supposent la prévention des problèmes de santé sur le lieu de travail, la réduction de l’exposition aux risques et l’amélioration de l’organisation du travail;
- la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée: les citoyens devraient avoir la possibilité de trouver un équilibre entre le temps passé au travail et le temps consacré aux loisirs;
- le développement des compétences: un emploi de qualité est un emploi qui offre des possibilités de formation, de perfectionnement et des perspectives de carrière.
Le travail d’Eurofound contribue à la planification et à la conception de meilleures conditions de vie et de travail en Europe.
Santé et sécurité au travail
La Commission européenne a entrepris un large éventail d’activités visant à promouvoir un environnement de travail sain dans les États membres de l’Union européenne. Elle a notamment élaboré une stratégie communautaire pour la santé et la sécurité au travail pour la période 2021-2027. Cette stratégie a été mise sur pied avec l’aide des autorités nationales, des partenaires sociaux et des ONG. Elle répond à l’évolution des besoins de protection des travailleurs résultant des transitions numérique et écologique, des nouvelles formes de travail et de la pandémie de COVID-19, sans négliger pour autant les risques traditionnels en matière de santé et de sécurité au travail, tels que les risques d’accidents du travail ou l’exposition à des substances chimiques dangereuses.
La politique communautaire de santé et de sécurité au travail vise à améliorer durablement le bien-être des travailleurs de l’Union européenne. Elle tient compte des dimensions physiques, morales et sociales des conditions de travail, ainsi que des nouveaux défis posés par l’élargissement de l’Union aux pays d’Europe centrale et orientale. L’introduction de normes européennes en matière de santé et de sécurité sur le lieu de travail a considérablement contribué à l’amélioration de la situation des travailleurs dans ces pays.
Améliorer les conditions de travail en fixant des exigences minimales communes à tous les pays de l’Union européenne
L’amélioration des conditions de vie et de travail dans les États membres de l’UE dépend en grande partie de l’établissement de normes de travail communes. La législation et la réglementation européennes du travail ont établi les exigences minimales pour un environnement de travail durable et sont désormais appliquées dans tous les États membres. L’amélioration de ces normes a renforcé les droits des travailleurs et constitue l’une des principales réalisations de la politique sociale de l’UE.
La reconnaissance des diplômes et des qualifications
L’importance de la transparence et de la reconnaissance mutuelle des diplômes en tant que complément essentiel de la libre circulation des travailleurs
La possibilité d’obtenir la reconnaissance de ses qualifications et compétences peut jouer un rôle crucial dans la décision de travailler dans un autre pays de l’Union européenne. Il est donc nécessaire de mettre en place un système européen qui garantisse l’acceptation mutuelle des compétences professionnelles dans les différents États membres. Seul un tel système empêchera que l’absence de reconnaissance des qualifications professionnelles ne devienne un obstacle à la mobilité des travailleurs au sein de l’Union européenne.
Les principes fondamentaux de la reconnaissance des qualifications professionnelles dans l’Union européenne
Le principe de base est que tout citoyen de l’Union devrait pouvoir exercer librement sa profession dans n’importe quel État membre. Malheureusement, la mise en œuvre pratique de ce principe est souvent entravée par des exigences nationales concernant l’accès à certaines professions dans le pays d’accueil.
Afin de surmonter ces différences, l’Union européenne a mis en place un système de reconnaissance des qualifications professionnelles. Dans le cadre de ce système, une distinction est opérée entre les professions réglementées (professions pour lesquelles certaines qualifications sont légalement requises) et les professions qui ne sont pas légalement réglementées dans l’État membre d’accueil.
Vers une transparence des qualifications en Europe
L’Union européenne a pris d’importantes mesures pour atteindre l’objectif de transparence des qualifications en Europe:
- une coopération accrue en matière d’enseignement et de formation professionnels, dans le but de regrouper tous les instruments au service de la transparence des certificats et des diplômes en un seul outil convivial. Le CV européen et les formations Europass en sont deux exemples;
- le développement d’actions concrètes dans le domaine de la reconnaissance et de la qualité de l’enseignement et de la formation professionnels.
Transcender les différences entre les systèmes d’enseignement et de formation dans l’ensemble de l’Union européenne
Dans les États membres de l’Union européenne, les systèmes d’enseignement et de formation présentent encore des différences substantielles. Les derniers élargissements de l’UE, ouvrant sur de nouvelles traditions éducatives, ont encore accru cette diversité, appelant à établir des règles communes pour garantir la reconnaissance des compétences.
Afin de surmonter cette diversité de normes de certification, de modèles éducatifs et de structures de formation, la Commission européenne a proposé une série d’instruments visant à améliorer la transparence et la reconnaissance des qualifications, à des fins tant universitaires que professionnelles.
Le cadre européen des certifications est pour la Commission européenne une priorité essentielle dans le processus de reconnaissance des compétences professionnelles. Ce cadre a pour principal objectif d’établir des liens entre les différents systèmes nationaux de certification et de garantir une transférabilité et une reconnaissance aisées des diplômes.
Un réseau de centres nationaux d’information sur la reconnaissance académique des diplômes a été créé en 1984 à l’initiative de la Commission européenne. Les centres NARIC fournissent une assistance sur la reconnaissance académique des périodes d’études à l’étranger. Établis dans tous les États membres de l’Union européenne, ainsi que dans les pays de l’Espace économique européen, les centres NARIC jouent un rôle essentiel dans le processus de reconnaissance des qualifications au sein de l’Union européenne.
Le système européen de transfert et d’accumulation de crédits (ECTS) vise à faciliter la reconnaissance des périodes d’études à l’étranger. Instauré en 1989, son principe de fonctionnement repose sur la description d’un programme d’études et l’attribution de crédits aux modules dudit programme. Il s’agit d’un complément essentiel du programme de mobilité des étudiants Erasmus, très apprécié.
Europass est un instrument qui permet d’assurer la transparence des compétences professionnelles. Il se compose de cinq documents standardisés:
- un CV (curriculum vitæ);
- un éditeur de lettres de motivation;
- des suppléments au certificat;
- des suppléments au diplôme, et
- un document Europass Mobilité.
Le système Europass permet de comprendre clairement et aisément les compétences et certifications dans les différentes régions d’Europe. Dans chaque pays de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, des centres nationaux Europass ont été créés en tant que premier point de contact pour toute personne souhaitant obtenir des informations sur le système Europass.
Les formes d’emploi
En règle générale, l’âge minimum pour travailler est de 15 ans, et les enfants de moins de 15 ans ne sont normalement pas autorisés à travailler. Il existe toutefois des exceptions: à partir de 13 ans, les jeunes peuvent effectuer des travaux légers, comme la distribution de journaux, des tâches de bureau ou en magasin. C’est à l’employeur qu’il appartient d’apprécier si le travail est léger. À partir de 14 ans, le travail peut faire partie du parcours scolaire ou d’une formation professionnelle pratique. En règle générale, les enfants de moins de 13 ans ne peuvent pas travailler. Les personnes âgées de moins de 18 ans ne peuvent être affectées à des travaux susceptibles de présenter un danger ou de nuire à leur santé, à leur sécurité, à leur développement ou à leur scolarité. Dans le secteur des boissons alcoolisées, des limites d’âge spécifiques s’appliquent: en règle générale, toute personne qui vend, remet ou sert des boissons alcoolisées titrant moins de 22 % vol. doit être âgée d’au moins 18 ans, tandis que les activités similaires concernant des boissons alcoolisées titrant 22 % vol. ou plus requièrent l’âge de 20 ans.
Le marché du travail norvégien repose en grande partie sur des contrats à durée indéterminée et des contrats de travail écrits. Tous les salariés doivent disposer d’un contrat de travail écrit, que le poste soit permanent, temporaire, à temps partiel, d’intérim ou sur appel. L’emploi à durée indéterminée est la règle générale, ce qui signifie que la relation de travail est continue et sans limite de durée. Le temps plein est également la règle générale, mais le temps partiel est courant dans certains secteurs; l’employeur doit justifier la nécessité d’un emploi à temps partiel et en discuter avec les représentants du personnel avant de prendre une décision.
Le travail de bureau, le travail dans l’industrie et les autres emplois ordinaires s’effectuent généralement dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée à temps plein ou à temps partiel. Le contrat de travail doit notamment préciser l’employeur, le lieu de travail, le poste, les horaires de travail, le salaire et les autres conditions essentielles. Le travail temporaire n’est autorisé que dans certaines situations, par exemple pour les remplacements, les stages, les emplois à caractère temporaire, les fluctuations saisonnières, les projets à durée déterminée ou les mesures en faveur de l’emploi. Le travail saisonnier est particulièrement répandu dans l’agriculture, le tourisme, la restauration et l’industrie agroalimentaire, mais il doit toujours faire l’objet d’un contrat écrit et reposer sur une base légale.
Les apprentis ont à la fois un contrat de travail et un contrat d’apprentissage. Le contrat de travail est conclu avec l’employeur, tandis que le contrat d’apprentissage doit être approuvé par le conseil régional. Le télétravail peut être mis en place de manière permanente, mais l’employeur et le salarié doivent alors conclure un accord écrit spécifique à cet effet; le règlement s’applique au travail effectué au domicile du salarié, et non à toutes les formes de travail à distance.
Les travailleurs indépendants, les prestataires de services et les entrepreneurs sont moins bien protégés que les salariés au regard de la loi sur les conditions de travail. Ce qui importe, ce n’est pas le nom donné au contrat, mais le fait que la personne travaille effectivement sous la direction et le contrôle d’une autre personne. Si, dans la pratique, la relation s’apparente à une relation de travail, la personne peut être considérée comme un salarié et bénéficier des droits qui y sont associés. Les artistes de rue, les artistes et autres personnes effectuant des missions ponctuelles peuvent donc être considérés comme des travailleurs indépendants ou des prestataires de services, mais s’ils travaillent de manière régulière, à titre personnel et sous la direction d’un seul donneur d’ordre, il convient de vérifier attentivement leur classification.
Les travailleurs étrangers doivent être particulièrement attentifs à trois points: Le contrat de travail doit être établi par écrit; la carte d’impôt ne constitue pas une preuve du droit au travail légal; et, bien que la Norvège ne dispose pas d’un salaire minimum légal général, un salaire minimum a été étendu à neuf secteurs, notamment la construction, le nettoyage, l’agriculture, l’industrie de la pêche, l’électricité, l’hôtellerie/la restauration/la restauration collective et les transports. La Norvège accorde généralement plus d’importance à la sécurité de l’emploi qu’à la liberté d’accéder à des contrats de travail de courte durée et informels, mais offre une certaine flexibilité grâce aux contrats temporaires légaux, au travail à temps partiel, au travail saisonnier, au recours à des travailleurs intérimaires, au télétravail et aux contrats de mission, pour autant que les conditions requises soient effectivement remplies.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Les enfants et les jeunes au travail | https://www.arbeidstilsynet.no/arbeidstid-og-organisering/tilrettelegging/ungdom-i-arbeid |
| Pour les travailleurs saisonniers | https://www.udi.no/en/want-to-apply/work-immigration/seasonal-workers/?resetguide=1 |
Les contrats de travail
En Norvège, la loi impose la conclusion d’un contrat de travail écrit. Tous les salariés doivent disposer d’un contrat de travail écrit, que le poste soit permanent, temporaire, à temps partiel, d’intérim ou sur appel. C’est à l’employeur qu’il incombe de rédiger le contrat.
En règle générale, le contrat de travail devrait être établi avant le début du travail. Si la relation de travail dure plus d’un mois, le contrat doit être établi dès que possible et au plus tard sept jours après le début de la mission. Si la relation de travail dure un mois ou moins, ou s’il s’agit d’une mise à disposition de main-d’œuvre, un contrat écrit doit être établi au plus tard le jour même du début du travail.
Le contrat doit contenir toutes les conditions essentielles relatives à la relation de travail. Il doit notamment préciser l’identité des parties, le lieu de travail, le poste ou la nature du travail, la date de prise de fonction, la durée prévue en cas d’embauche à durée déterminée, la période d’essai si celle-ci a été convenue, le salaire, les primes et autres indemnités, la date de paiement du salaire, les horaires de travail, les pauses, les congés, les délais de préavis et la procédure à suivre en cas de cessation de la relation de travail. Si le salarié n’a pas de lieu de travail fixe, le contrat doit également préciser que le travail s’effectue à différents endroits ou que le salarié est libre de choisir son lieu de travail.
L’absence de contrat écrit ne signifie pas nécessairement que la relation de travail n’existe pas. Dans la pratique, la relation de travail peut être établie par le fait que le salarié effectue un travail pour le compte de l’employeur, mais ce dernier manque alors à son obligation de fournir un contrat de travail écrit. Pour les travailleurs étrangers, cela est particulièrement important: demandez toujours un contrat écrit avant le début de votre mission, ou au plus tard à ce moment-là, et ne fondez pas votre relation de travail sur des promesses verbales.
En Norvège, l’emploi à durée indéterminée est la règle générale. Un contrat à durée indéterminée signifie que la relation de travail est permanente et sans date de fin convenue, et que le salarié bénéficie de la protection de l’emploi prévue par la loi sur les conditions de travail. Le contrat à durée déterminée ne peut être utilisé que lorsque les conditions prévues par la loi sont remplies, par exemple dans le cadre d’un remplacement, d’un stage, d’un travail à caractère temporaire ou de besoins saisonniers. Les motifs justifiant un contrat à durée déterminée doivent être clairement indiqués dans le contrat.
Des modifications peuvent être apportées au contrat de travail si l’employeur et le salarié en conviennent. Dans certains cas, l’employeur peut procéder à des modifications mineures dans le cadre de son pouvoir de direction, par exemple des ajustements mineurs des tâches ou des horaires de travail, pour autant que la nature fondamentale du poste ne soit pas modifiée de manière significative. Les changements importants, tels qu’une modification significative du lieu de travail, des tâches, du salaire ou du taux d’occupation, ne peuvent en principe pas être mis en œuvre unilatéralement. Dans ce cas, les parties doivent soit conclure un nouvel accord, soit l’employeur doit recourir à un licenciement pour motif économique.
Une résiliation avec proposition de modification est une résiliation du contrat de travail existant accompagnée d’une proposition de nouveau contrat. En cas de licenciement pour motif économique, les mêmes règles s’appliquent qu’en cas de licenciement ordinaire, notamment l’obligation d’un motif valable et d’une procédure régulière. L’employeur doit discuter de la question avec le salarié avant de prendre une décision.
Un contrat de travail peut être résilié tant par l’employeur que par le salarié, mais la résiliation par l’employeur doit être motivée par des raisons objectives liées à la situation de l’entreprise, de l’employeur ou du salarié. Il peut s’agir, par exemple, de réductions d’effectifs nécessaires, de réorganisations ou de violations graves du contrat de travail. L’employeur doit respecter les formalités prévues par la loi, et tout licenciement prononcé par l’employeur doit être notifié par écrit.
Le salarié peut lui-même mettre fin à son contrat de travail par écrit et doit respecter le délai de préavis convenu ou prévu par la loi. Dans le cas des contrats de travail à durée déterminée, la relation de travail prend normalement fin à la date convenue ou lorsque la mission concernée est terminée, sauf accord contraire.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Inspection du travail: | https://www.arbeidstilsynet.no/en |
| Loi sur les conditions de travail, le temps de travail et la protection de l’emploi, etc. | https://lovdata.no/dokument/NLE/lov/2005-06-17-62 |
Les catégories particulières
La Norvège dispose de dispositions particulières en matière de protection des jeunes travailleurs, des personnes handicapées, des femmes enceintes et des travailleurs susceptibles d’être victimes de discrimination. En règle générale, les jeunes de moins de 15 ans ne peuvent pas travailler, mais à partir de 13 ans, ils peuvent effectuer des tâches légères, et à partir de 14 ans, le travail peut s’inscrire dans le cadre de leur scolarité ou d’une orientation professionnelle pratique. Les personnes âgées de moins de 18 ans ne doivent pas être affectées à des travaux susceptibles de nuire à leur sécurité, à leur santé, à leur développement ou à leur scolarité, et les travaux dangereux leur sont interdits.
Les personnes en situation de handicap sont protégées par la loi sur l’égalité et la lutte contre la discrimination. La loi interdit toute discrimination fondée, entre autres, sur le handicap, l’origine ethnique, la religion, les convictions, le sexe, la grossesse, le congé parental et l’âge. Dans le monde du travail, la protection contre la discrimination s’applique tant aux offres d’emploi qu’au recrutement, aux conditions de rémunération et de travail, à la promotion, à la formation, au redéploiement et à la cessation de la relation de travail. En règle générale, les salariés et les demandeurs d’emploi en situation de handicap ont droit à des aménagements individuels adaptés, tels que des aménagements physiques, une adaptation des tâches, des horaires de travail, des aides techniques ou un accompagnement supplémentaire, pour autant que ces mesures ne constituent pas une charge disproportionnée pour l’employeur.
Si un salarié a besoin d’une aide concrète pour l’aménagement de son poste de travail, il doit d’abord en faire la demande par écrit à son employeur et peut-être faire appel à un délégué du personnel, à un représentant de la sécurité ou au service de santé au travail. Le Centre d’aide technique de Nav propose des conseils, un accompagnement et des aides techniques aux salariés, aux demandeurs d’emploi et aux travailleurs indépendants en situation de handicap. Nav peut également proposer des programmes de subventions adaptés, notamment des subventions d’insertion destinées aux employeurs qui doivent mettre en place des aménagements. En cas de discrimination, vous pouvez contacter le Médiateur pour l’égalité et la lutte contre la discrimination pour obtenir des conseils, tandis que la plainte doit être adressée à la Commission de lutte contre la discrimination. Le dépôt d’une réclamation est gratuit et il n’est pas nécessaire de faire appel à un avocat.
Les immigrés bénéficient de la même protection contre la discrimination dans le monde du travail que les autres travailleurs. L’ethnicité englobe notamment l’origine nationale, la couleur de peau et la langue. L’employeur doit également vérifier que les travailleurs étrangers ont le droit de travailler en Norvège; la carte d’impôt ne constitue pas une preuve du droit au travail.
Les travailleuses enceintes ont droit à un environnement de travail sûr, à une évaluation des risques et aux aménagements nécessaires ou à un changement de poste si l’environnement de travail est susceptible de nuire à leur santé ou à celle du fœtus. En Norvège, le travail de nuit ne fait pas l’objet d’une réglementation spécifique pour les femmes en général; les règles sont neutres du point de vue du genre et le travail de nuit n’est autorisé que lorsque la nature du travail l’exige.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Inspection du travail: | https://www.arbeidstilsynet.no/en |
| NAV (agence nationale pour l’emploi et la protection sociale) | https://www.nav.no/en |
| Loi sur l’égalité et l’interdiction de la discrimination | https://lovdata.no/dokument/NLE/lov/2017-06-16-51 |
| Commission de lutte contre la discrimination | https://www.diskrimineringsnemnda.no/spr%C3%A5k/37e2bdb9-a5ef-45ad-b9c0-2c58de6a3d12 |
| Le Médiateur pour l’égalité et la lutte contre la discrimination | https://ldo.no/the-equality-and-anti-discrimination-ombud |
Le travail indépendant
Toute personne souhaitant créer sa propre entreprise en Norvège doit d’abord choisir une forme juridique, généralement une entreprise individuelle ou une société anonyme. L’entreprise individuelle est la forme la plus simple à créer, mais le propriétaire est personnellement responsable de ses engagements financiers; la société anonyme est une entité juridique distincte qui nécessite, entre autres, des statuts, un conseil d’administration et un capital social.
L’entreprise est généralement enregistrée par voie électronique via la «Samordnet registermelding» (déclaration d’enregistrement coordonnée) sur Altinn, qui sert à l’enregistrement dans le Registre des entités et, le cas échéant, dans le Registre des entreprises. Les entreprises individuelles doivent être inscrites au Registre des entités pour obtenir un numéro d’identification. En règle générale, pour créer une entreprise individuelle, il faut avoir 18 ans, disposer d’une adresse professionnelle en Norvège et avoir l’intention d’exercer une activité commerciale. Les personnes disposant d’un numéro d doivent normalement s’être présentées à un contrôle d’identité auprès de l’administration fiscale avant que l’enregistrement puisse être finalisé. Les ressortissants étrangers originaires de pays hors UE/EEE qui souhaitent exercer une activité en Norvège doivent vérifier les conditions d’obtention d’un permis de séjour auprès de l’UDI.
Une fois enregistrée, l’entreprise doit respecter les règles en matière de fiscalité, de comptabilité, de facturation, de TVA, de délais et, le cas échéant, d’obligations patronales si elle emploie du personnel. L’administration fiscale propose des pages web dédiées et des formations gratuites pour les nouveaux entrepreneurs.
Il existe plusieurs sources d’aide et de conseils. Altinn fournit des conseils officiels sur la création d’entreprise, les formes juridiques, l’enregistrement et les dispositifs d’aide. Innovation Norway peut octroyer des subventions de démarrage à des start-ups innovantes qui mènent des activités de développement technologique complexes et présentent un potentiel commercial national ou international important; la subvention de démarrage 1 peut atteindre 150 000 couronnes. Pour pouvoir prétendre à la subvention de démarrage 1, l’entreprise doit notamment être jeune, avoir été constituée en société anonyme avant le dépôt de la demande, apporter une innovation significative sur le marché et avoir des ambitions de croissance.
Les personnes percevant des allocations chômage peuvent demander à Nav de continuer à percevoir ces allocations pendant une période maximale de 12 mois, le temps de planifier et de créer leur nouvelle entreprise. L’activité doit être nouvelle, permettre au demandeur de subvenir à ses propres besoins, et le demandeur doit en détenir plus de 50 % à titre individuel ou conjointement avec d’autres personnes percevant des allocations de chômage. Certaines communes disposent également de fonds municipaux de soutien aux entreprises, mais les conditions et les délais de dépôt des demandes varient d’une commune à l’autre. Ces fonds peuvent, par exemple, soutenir la création d’entreprises, le développement économique, la création d’emplois et les projets de développement local.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Altinn - Démarrer et gérer une entreprise | https://www.altinn.no/en/start-and-run-business |
| Registre de Brønnøysund | https://www.brreg.no/en/?nocache=1779870134411 |
| L’administration fiscale – entreprises et organisations | https://www.skatteetaten.no/en/business-and-organisation |
| Administration fiscale – particulier | https://www.skatteetaten.no/en/person |
| Innovation Norway | https://en.innovasjonnorge.no |
Rémunération
La Norvège n’a pas de salaire minimum national unique applicable à tous les travailleurs. Le salaire est généralement convenu entre l’employeur et le salarié dans le contrat de travail écrit. Il existe toutefois un salaire minimum réglementé par la loi dans certains secteurs, par le biais de conventions collectives étendues à l’ensemble du secteur, notamment dans les secteurs du bâtiment, du nettoyage, de l’hébergement, de la restauration et de la restauration collective, de la marine marchande et des chantiers navals, de l’agriculture et de l’horticulture, de l’industrie de la pêche, de l’électricité, du transport de marchandises et du transport de personnes par autocar.
Le montant du salaire dépend notamment du contrat de travail, de la convention collective, des éventuels accords internes à l’entreprise, du type de poste, des horaires de travail, des responsabilités, des qualifications, de l’expérience et de l’existence éventuelle de primes pour le travail en soirée, de nuit, le week-end, les jours fériés ou les heures supplémentaires. Ces majorations doivent avoir fait l’objet d’un accord ou découler d’une convention collective; les heures supplémentaires doivent être rémunérées avec une majoration d’au moins 40 %. Dans le cadre d’un emploi à temps plein, on parle généralement de salaire annuel ou mensuel, tandis que le salaire horaire est courant pour de nombreux postes à temps partiel, saisonniers ou rémunérés à l’heure.
L’impôt est généralement prélevé par l’employeur avant le versement du salaire. L’employeur récupère la fiche fiscale électronique du salarié, prélève l’impôt à la source sur le salaire et le verse à l’administration fiscale. L’employeur déclare chaque mois les salaires, les retenues fiscales, les conditions de travail et les cotisations patronales dans la déclaration a-melding. Les cotisations patronales sont versées par l’employeur, et non par le salarié sous forme de retenue sur salaire. La plupart des employeurs sont également tenus de proposer un régime de retraite d’entreprise obligatoire; en règle générale, l’employeur doit verser au moins 2 % du salaire au titre de la retraite pour les salariés couverts par ce régime.
Le salarié doit recevoir sa fiche de paie au moment du versement de son salaire ou immédiatement après. La fiche de paie doit permettre de vérifier le montant du salaire et indiquer comment celui-ci a été calculé, la base de calcul des congés payés ainsi que les retenues effectuées. Elle doit donc notamment indiquer le nom et le numéro d’identification personnel du salarié, le nom et le numéro d’identification de l’employeur, la période de retenue, le salaire brut, les retenues fiscales, les éventuelles autres retenues, la base de calcul des indemnités de congés payés et le montant net versé.
En règle générale, le salaire doit être versé sur le compte bancaire du salarié, et non en espèces. La date de versement du salaire doit être précisée dans le contrat de travail; en Norvège, il est d’usage de verser le salaire une fois par mois. Les indemnités de congés payés sont accumulées au cours de l’année précédant celle où les congés sont pris, et le taux minimum est de 10,2 % de l’assiette des indemnités de congés payés; les salariés âgés de plus de 60 ans ont droit à un minimum de 12,5 %.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Inspection du travail – informations sur le salaire minimum. | https://www.arbeidstilsynet.no/en/working-conditions/pay-and-minimum-rates-of-pay/minimum-wage |
Le temps de travail
En Norvège, la durée normale du travail prévue par la loi est de 9 heures au maximum par période de 24 heures et de 40 heures au maximum par période de 7 jours. Pour les horaires de travail particulièrement pénibles, une limite hebdomadaire inférieure s’applique: 38 heures pour les activités exercées 24 heures sur 24 en semaine, et 36 heures pour celles exercées 24 heures sur 24 toute la semaine. Il n’existe pas de durée annuelle de travail fixée par la loi, mais le nombre d’heures annuelles peut être défini par une convention collective ou des accords locaux. De nombreux salariés ont convenu d’un temps de travail inférieur au maximum légal, et la semaine de 37,5 heures est une disposition courante prévue par les conventions collectives et les contrats de travail.
Le salarié a droit à une pause lorsque la durée quotidienne du travail dépasse 5,5 heures. Lorsque la durée du travail est d’au moins 8 heures, la durée totale des pauses doit être d’au moins 30 minutes. En règle générale, la pause n’est pas considérée comme du temps de travail si le salarié est libre de quitter son lieu de travail. En règle générale, le salarié doit bénéficier de repos quotidiens et hebdomadaires conformément au chapitre 10 de la loi sur les conditions de travail, et les règles relatives au temps de travail doivent, dans leur ensemble, garantir que l’aménagement du temps de travail est raisonnable.
Le travail de nuit désigne le travail effectué entre 21 h et 6 h. Le travail de nuit n’est pas autorisé, sauf si la nature du travail l’exige, par exemple dans les services de santé et de soins, la police, les pompiers, l’hôtellerie, la boulangerie, les services de secours ou les activités qui ne peuvent être interrompues. L’employeur doit discuter de la nécessité du travail de nuit avec les représentants du personnel avant de le mettre en place. Le travail le dimanche et les jours fériés n’est pas non plus autorisé, sauf si la nature du travail l’exige. En règle générale, le salarié doit avoir un dimanche sur deux de congé, mais il est possible, dans certains cas, de convenir d’un travail pouvant aller jusqu’à trois dimanches consécutifs, à condition que le salarié ait, en moyenne sur une période de 26 semaines, un dimanche sur deux de congé.
Les heures supplémentaires correspondent au travail effectué au-delà de la limite légale fixée pour la durée normale du travail. Les heures supplémentaires ne doivent pas constituer une pratique courante et ne peuvent être recourues qu’en cas de besoin particulier et temporaire, par exemple en cas de surcharge de travail imprévue, d’absences, de fluctuations saisonnières ou de risque de préjudice pour l’activité. En règle générale, l’employeur peut imposer jusqu’à 10 heures d’heures supplémentaires sur une période de 7 jours, 25 heures sur une période de 4 semaines consécutives et 200 heures sur une période de 52 semaines. En règle générale, la durée totale du travail ne doit pas dépasser 13 heures par période de 24 heures, et la durée moyenne hebdomadaire de travail sur une période de 8 semaines ne doit pas dépasser 48 heures par semaine. Les heures supplémentaires doivent être rémunérées avec une majoration d’au moins 40 %. Les heures supplémentaires peuvent, sur accord écrit, être compensées en temps libre, en tout ou en partie, mais la prime d’heures supplémentaires doit être versée.
Les horaires de travail peuvent être précisés dans les conventions collectives, les contrats de travail, les règlements du personnel et les accords d’entreprise. Ces conventions peuvent, par exemple, prévoir une réduction du temps de travail, des majorations plus élevées pour les heures supplémentaires, des primes spécifiques pour le travail en soirée, de nuit, le week-end et les jours fériés, ou encore des règles relatives à l’horaire flexible et aux congés compensatoires. La durée du travail peut également être calculée en moyenne lorsque les conditions prévues par la loi sont remplies, ce qui permet au salarié de travailler davantage pendant certaines périodes et moins pendant d’autres.
Des dispositions particulières en matière de protection s’appliquent aux jeunes de moins de 18 ans. Le temps de travail ne doit pas nuire à la sécurité, à la santé ou au développement, et ne doit pas empiéter sur la scolarité. Les jeunes de moins de 18 ans ne doivent pas effectuer d’heures supplémentaires. Les femmes enceintes et les salariés à capacité de travail réduite ont droit à des aménagements nécessaires dans la mesure du possible, notamment par l’adaptation des tâches, des horaires ou du lieu de travail.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| temps de travail, pause et repos | https://www.arbeidstilsynet.no/en/working-conditions/working-hours |
| Loi sur les conditions de travail, le temps de travail et la protection de l’emploi, etc. | https://lovdata.no/dokument/NLE/lov/2005-06-17-62 |
Les congés (congés annuels, congé parental, etc.)
En vertu de la loi sur les congés annuels, tous les salariés ont droit à au moins 25 jours ouvrables de congés par an, ce qui correspond généralement à quatre semaines et un jour, le samedi étant considéré comme un jour ouvrable. De nombreux salariés bénéficient néanmoins de cinq semaines de congés annuels en vertu d’une convention collective, d’un contrat de travail ou d’une pratique en vigueur dans l’entreprise. Les salariés qui atteignent l’âge de 60 ans au cours de l’année de référence ont droit à une semaine de congé supplémentaire et peuvent choisir eux-mêmes la date à laquelle ils souhaitent la prendre, mais doivent en informer leur employeur au moins deux semaines à l’avance.
Le droit aux jours de congé s’applique indépendamment du fait que le salarié ait ou non accumulé des indemnités de congé, mais si le salarié n’a pas accumulé suffisamment d’indemnités de congé pour couvrir la perte de salaire, il peut, en règle générale, refuser de prendre ses congés. L’employeur doit discuter de la date des congés avec le salarié ou le représentant du personnel suffisamment à l’avance, mais c’est lui qui prend la décision si les parties ne parviennent pas à s’entendre. Le salarié peut demander trois semaines de congés consécutives pendant la période principale de congés, du 1er juin au 30 septembre, et peut demander que ses congés restants soient pris en une seule fois. Les travailleurs à temps partiel et ceux qui travaillent par roulement bénéficient des mêmes droits en matière de congés, mais une semaine de congé correspond à six jours ouvrables, même si le salarié n’aurait normalement travaillé que certains de ces jours.
Les jours fériés légaux sont: les dimanches, le 1er janvier, le Jeudi saint, le Vendredi saint, le dimanche et le lundi de Pâques, l’Ascension, le dimanche et le lundi de Pentecôte, le 25 et le 26 décembre. De plus, le 1er mai et le 17 mai sont des jours fériés.
Un congé signifie que le salarié a le droit de s’absenter de son travail pendant une période déterminée, tout en conservant son contrat de travail. Certains congés découlent directement du chapitre 12 de la loi sur les conditions de travail, tandis que d’autres découlent d’une convention collective, d’un contrat de travail ou d’un accord avec l’employeur. En règle générale, la loi sur les conditions de travail donne droit à un congé, tandis que la rémunération éventuelle découle souvent de la loi sur la sécurité sociale, des régimes de la NAV, d’une convention collective ou du règlement interne de l’employeur.
Les types de congés courants sont les suivants:
- Absence pour cause de maladie / arrêt maladie: en cas de maladie, le salarié peut utiliser la déclaration de maladie sur simple déclaration après au moins deux mois d’ancienneté; cette déclaration peut normalement être utilisée pendant la période de couverture par l’employeur, et ce dernier peut exiger un certificat médical en cas d’absence de plus de trois jours civils.
- Congé parental: lparents ont droit à un congé en cas de grossesse, d’accouchement et d’adoption, comprenant un congé total de 12 mois et la possibilité de bénéficier d’un congé supplémentaire non rémunéré; les allocations parentales sont gérées par le NAV.
- Suivi de grossesse, congé de maternité et congé parental: les femmes enceintes ont droit à des congés pour les visites prénatales, et la mère bénéficie de droits à congé spécifiques avant et après l’accouchement.
- Sans allaitement: les salariées ont droit à un congé pour allaiter; la loi sur les conditions de travail prévoit le maintien du salaire pendant une heure par jour au maximum pendant la première année de vie de l’enfant.
- Jours de congé pour s’occuper d’un enfant malade: les parents d’enfants de moins de 12 ans ont droit à des jours de congé pour s’occuper de leurs enfants; en principe, 10 jours par an pour un ou deux enfants, 15 jours pour plus de deux enfants, et davantage dans certaines situations.
- Soins et accompagnement des proches: la loi sur les conditions de travail donne droit à un congé dans certaines situations pour s’occuper d’un proche, tandis que les prestations peuvent être régies par le NAV.
- Congé de formation: un salarié peut avoir droit à un congé de formation sans solde lorsque les conditions prévues par la loi sur les conditions de travail sont remplies, notamment en ce qui concerne l’ancienneté professionnelle et la durée d’emploi auprès de l’employeur.
- Congé pour raisons familiales et fêtes religieuses: le congé pour raisons religieuses est souvent défini par convention collective, tandis que les personnes dont les fêtes religieuses ne coïncident pas avec les jours fériés officiels peuvent avoir droit à deux jours de congé de leur choix, conformément à la loi sur les communautés religieuses, sous réserve de certaines conditions.
Le salarié doit prévenir son employeur à l’avance en cas de congé prévu par la loi; pour les congés liés à la grossesse, à l’accouchement, aux soins et au congé parental, les délais sont respectivement d’une, quatre ou douze semaines, selon la durée du congé.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| congés | https://www.arbeidstilsynet.no/en/working-conditions/holiday |
| Loi sur les conditions de travail, le temps de travail et la protection de l’emploi, etc. | https://lovdata.no/dokument/NLE/lov/2005-06-17-62 |
La fin de la relation de travail
Une relation de travail peut prendre fin de plusieurs manières. En cas de licenciement par l’employeur, celui-ci doit être justifié par des motifs objectifs liés à la situation de l’entreprise, de l’employeur ou du salarié, par exemple une réduction nécessaire des effectifs, une réorganisation ou un manquement grave au contrat de travail. En règle générale, l’employeur doit discuter de la question avec le salarié avant de prendre une décision, et le licenciement doit être notifié par écrit, remis en mains propres ou envoyé par courrier recommandé. Le salarié peut démissionner de lui-même, généralement sans avoir à en indiquer la raison, mais il doit respecter le délai de préavis convenu ou prévu par la loi.
En règle générale, le délai de préavis est d’un mois, sauf accord contraire, mais il augmente en fonction de l’ancienneté et de l’âge. Après au moins cinq ans d’ancienneté ininterrompue, le délai de préavis est d’au moins deux mois, et après au moins dix ans, d’au moins trois mois. En cas d’ancienneté d’au moins dix ans et d’âge supérieur à 50, 55 ou 60 ans, le délai de préavis en cas de licenciement par l’employeur est respectivement d’au moins quatre, cinq et six mois.
Pendant la période d’essai, le contrat de travail peut être résilié avec un préavis plus court, généralement de 14 jours, si la période d’essai a été convenue par écrit. En règle générale, la période d’essai peut durer jusqu’à six mois; dans le cas d’un contrat à durée déterminée, elle ne peut excéder la moitié de la durée du contrat. Un licenciement pendant la période d’essai doit être motivé par l’adaptation du salarié à son travail, ses compétences professionnelles ou sa fiabilité.
Le licenciement est une mesure plus sévère que la démission et entraîne la cessation immédiate de la relation de travail. Le licenciement ne peut être prononcé qu’en cas de manquement grave aux obligations professionnelles ou de toute autre violation substantielle du contrat de travail, par exemple en cas de vol, de manquement grave à la loyauté, de violence, de consommation d’alcool ou de stupéfiants au travail ou de refus grave d’obéir à un ordre. Dans ce domaine également, l’employeur doit respecter des règles strictes en matière de procédure et de forme.
Les contrats de travail à durée déterminée prennent normalement fin à l’expiration de la période convenue ou à l’achèvement de la mission, sauf accord écrit contraire ou disposition contraire prévue par une convention collective. Si le salarié a été employé à titre temporaire pendant plus d’un an, l’employeur doit lui notifier par écrit son licenciement au plus tard un mois avant la date de cessation d’emploi. La relation de travail peut également prendre fin par un accord de résiliation conclu entre les parties, mais celui-ci repose sur un accord volontaire et non sur un licenciement unilatéral.
Le système de retraite se compose principalement de la pension de vieillesse versée par la sécurité sociale, de la pension d’entreprise versée par l’employeur et, le cas échéant, d’une épargne-retraite privée. En règle générale, la pension de vieillesse versée par la sécurité sociale peut être perçue à partir du mois suivant le 67e anniversaire, mais elle peut être perçue dès l’âge de 62 ans si le nombre de points de retraite est suffisant. La pension est calculée notamment en fonction des revenus et de la durée de résidence en Norvège. Pour les personnes nées en 1963 ou après, la pension est calculée à hauteur de 18,1 % du revenu ouvrant droit à pension, dans la limite de 7,1 G (1 G = le montant de base de la sécurité sociale, soit 130 160 couronnes au 1er mai 2025). Dans l’ancien régime de calcul des droits à pension, l’acquisition intégrale des droits est généralement liée à 40 ans de cotisation ou à un certain nombre de points de retraite.
La plupart des employeurs sont tenus de proposer un régime de retraite d’entreprise obligatoire (OTP). L’employeur doit épargner au moins un montant correspondant à 2 % du salaire des salariés concernés par ce régime. Un salarié a droit à l’OTP notamment s’il est affilié à titre obligatoire à la sécurité sociale, s’il est âgé d’au moins 13 ans, si son employeur est tenu de mettre en place un régime de retraite et si ses revenus dépassent les seuils minimaux fixés par la loi.
La retraite anticipée peut prendre la forme d’une retraite vieillesse à partir de 62 ans, ou d’une AFP si les conditions sont remplies. L’AFP privée est une prestation à vie versée à partir de 62 ans, qui s’ajoute à la pension de vieillesse et à la pension de retraite professionnelle, mais qui exige notamment que le salarié travaille dans une entreprise affiliée à l’AFP et remplisse certaines conditions d’ancienneté et de poste. L’AFP publique correspond soit à une retraite anticipée entre 62 et 67 ans pour les personnes issues des générations plus âgées, soit à une pension complémentaire à vie pour les personnes nées en 1963 ou après.
La mise à la retraite pour cause de maladie ou d’accident s’effectue généralement au titre de la pension d’invalidité, et non au titre de la pension de vieillesse ordinaire. En cas de pension d’invalidité à 100 %, la prestation est automatiquement convertie en pension de vieillesse à l’âge de 67 ans. En cas d’accident du travail, le salarié peut avoir droit à des prestations spéciales en vertu de la loi sur la sécurité sociale et à une indemnisation au titre de l’assurance accidents du travail obligatoire souscrite par l’employeur.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Loi sur les conditions de travail, le temps de travail et la protection de l’emploi, etc. | https://lovdata.no/dokument/NLE/lov/2005-06-17-62 |
| L’Agence pour l’emploi et la protection sociale (Nav) | https://www.nav.no/alderspensjon/en |
| Caisse de retraite de l’État | https://www.spk.no/en/contractual-pension |
| Le gouvernement – définition de l’accident du travail, | https://www.regjeringen.no/en/topics/pensions-and-welfare/innsikt/the-social-security-system/injured-in-connection-with-work-education-or-rescue-or-military-service-occupational-injury-is-defined-personal-inju/id9498 |
La représentation des travailleurs
La Norvège dispose d’un système syndical solide, mais facultatif. Ces dernières années, le taux de syndicalisation s’est maintenu autour de la moitié des salariés. Le taux de syndicalisation est nettement plus élevé dans le secteur public que dans le secteur privé; la Confédération des entreprises norvégiennes (NHO) indique qu’environ 80 % des salariés sont syndiqués dans le secteur public, contre un peu moins de 40 % dans le secteur privé.
Les syndicats sont principalement organisés en fédérations syndicales qui regroupent des métiers, des professions, des branches ou des secteurs. Ces syndicats sont souvent regroupés au sein d’organisations faîtières. Les quatre principales confédérations syndicales sont la LO, la YS, l’Unio et l’Akademikerne. La LO regroupe notamment de grands syndicats professionnels et sectoriels, tandis qu’Unio et Akademikerne organisent principalement les travailleurs titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur; quant à YS, il s’agit d’une confédération indépendante sur le plan politique, qui regroupe des syndicats représentant différents secteurs du monde du travail.
On adhère généralement directement au syndicat qui correspond à sa profession, à sa formation ou à son lieu de travail, souvent via un formulaire en ligne. L’adhésion implique généralement le paiement d’une cotisation et peut donner droit à des conseils, à une assistance juridique, à une aide en cas de conflit avec l’employeur, à un soutien en cas de licenciement, à une assistance lors des négociations salariales et à l’accès aux conventions collectives. Les syndicats soutiennent également les travailleurs de manière collective en négociant les salaires, les horaires de travail, les congés, les retraites et d’autres conditions de travail dans le cadre de conventions collectives.
La collaboration tripartite entre les organisations syndicales, les organisations patronales et l’État constitue un élément central de la tradition norvégienne. Un taux de syndicalisation élevé et une large couverture conventionnelle favorisent le modèle des secteurs de référence et la coordination de la formation des salaires. C’est pourquoi les syndicats jouent un rôle important tant pour leurs adhérents que pour les conditions de rémunération et de travail dans le monde du travail en général
Il existe également d’autres formes de représentation des salariés. Dans les entreprises où les salariés sont syndiqués, on élit souvent des délégués du personnel, qui représentent les membres auprès de l’employeur et peuvent apporter leur aide dans les questions relatives aux salaires, aux horaires de travail, aux embauches, aux licenciements et aux conflits. Le délégué à la sécurité est une fonction légalement prévue en matière de santé, de sécurité et d’environnement (HSE) et doit veiller au bien-être de tous les salariés, et pas seulement des membres du syndicat. En règle générale, les entreprises comptant au moins cinq salariés doivent désigner un délégué à la sécurité, et ce dernier peut interrompre le travail en cas de danger immédiat pour la vie ou la santé.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Le guide des syndicats | https://www.fagforeninger.no |
Les conflits du travail - la grève
Les conflits du travail en Norvège sont notamment régis par la loi sur les conflits du travail, qui définit les règles relatives aux conventions collectives, à la médiation auprès du médiateur national, aux grèves et lock-out illégaux, ainsi qu’aux affaires portées devant le tribunal du travail. La loi sur les conflits du travail définit la grève comme un arrêt total ou partiel du travail organisé collectivement par les salariés afin d’imposer le règlement d’un conflit, tandis que le lock-out est l’arrêt de travail correspondant mis en œuvre par l’employeur dans le même but.
La grève et le lock-out sont des moyens de lutte légaux dans les conflits d’intérêts relevant du droit des conventions collectives, notamment lors de la conclusion ou de la révision de conventions collectives, mais pas dans les litiges juridiques portant sur l’interprétation d’une convention collective en vigueur. Une obligation de paix sociale s’applique pendant toute la durée de la convention collective; par conséquent, un conflit social ne peut normalement être envisagé qu’après la résiliation de la convention collective et en l’absence d’accord sur une nouvelle convention. Avant une grève ou un lock-out, les parties doivent normalement avoir négocié, notifié leur intention de rompre la convention collective et recouru à la médiation; les moyens de lutte prévus par le droit des conventions collectives ne peuvent être utilisés sans qu’une médiation ait eu lieu.
Le médiateur national est une institution indépendante qui intervient dans les conflits d’intérêts entre les partenaires sociaux, dans le but de préserver la paix sociale et de favoriser la conciliation. Si un conflit menace la vie, la santé ou des intérêts sociaux essentiels, les autorités peuvent intervenir en recourant à une commission d’arbitrage obligatoire, qui met fin à la grève ou au lock-out et confie la décision à la commission.
Pour le salarié, une grève légale signifie que l’obligation de travailler est suspendue pour la partie du poste concernée par la grève, mais l’obligation de l’employeur de verser le salaire est également suspendue tant que l’arrêt de travail dure. En règle générale, les grévistes ne perçoivent ni salaire ni allocations de chômage de la part de Nav pendant la grève, mais les salariés syndiqués peuvent bénéficier d’une aide de grève versée par leur propre syndicat, conformément à ses règles internes. Les salariés en grève ne doivent pas effectuer de travail pour leur employeur pendant le conflit, et le bris de grève est considéré comme un travail effectué à la place des grévistes.
La tradition norvégienne se caractérise par un système de résolution des conflits réglementé et institutionnalisé, dans lequel la négociation, les conventions collectives et la médiation doivent être mises en œuvre avant tout recours à la grève. Les grèves sont fréquentes lors des négociations collectives, tandis que les lock-out sont moins courants. Le niveau des conflits reste toutefois relativement limité par rapport à la période de l’industrialisation naissante; l’Office central des statistiques a recensé 10 conflits du travail en 2024 et 3 en 2025, représentant respectivement 31 200 et 360 jours de travail perdus.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Loi sur les conflits du travail | https://lovdata.no/dokument/NL/lov/2012-01-27-9 |
| Le gouvernement - Les bases des négociations salariales de 2026 | https://www.regjeringen.no/no/dokumenter/nou-2026-5/id3155079/?ch=16 |
| Le médiateur national | https://www.riksmekleren.no |
La formation professionnelle
Différents types de formation continue et de perfectionnement pour adultes, avec des liens vers des sources d’informations complémentaires:
Formation continue et cours: Utdanning.no propose un aperçu complet des formations courtes, des formations continues plus longues donnant droit à des crédits, des modules individuels, des programmes sectoriels et des masters flexibles. Pour plus d’informations, consultez le site Utdanning.no: «Formation continue et cours».
Formation pour adultes / enseignement secondaire pour adultes: Les adultes peuvent suivre un enseignement secondaire adapté à leurs besoins, souvent organisé de manière flexible sous forme de cours à temps plein, à temps partiel, en journée, en soirée, en ligne ou selon d’autres modalités. Vous trouverez de plus amples informations sur Utdanning.no et sur les sites web des conseils régionaux.
Formation préparatoire pour adultes: cela comprend l’enseignement au niveau pré-secondaire, y compris tout ou partie des matières et des compétences de base telles que la lecture, l’écriture, l’expression orale en norvégien, le calcul et les compétences numériques. Vous trouverez de plus amples informations sur les sites regjeringen.no, HK-dir et Nav.
Écoles professionnelles et formation professionnelle continue de niveau supérieur: de nombreux établissements d’enseignement professionnel proposent des formations continues de courte durée et des spécialisations, en plus des formations professionnelles classiques. Vous trouverez de plus amples informations sur Utdanning.no, sur les sites web des écoles professionnelles et dans l’outil «Fagskolevelgeren» sur Utdanning.no.
Universités et établissements d’enseignement supérieur, y compris les cours individuels, les études à temps partiel et les programmes flexibles: De nombreuses universités et écoles supérieures proposent des formations continues et complémentaires pouvant être suivies en parallèle d’une activité professionnelle, qu’il s’agisse de formations courtes, de modules individuels ou de programmes de master complets. Vous trouverez de plus amples informations sur Utdanning.no et sur les pages consacrées à la formation continue (EVU) des établissements d’enseignement.
Programmes sectoriels et offres de formation flexibles: il existe des formations gratuites, courtes et flexibles, adaptées notamment aux actifs, aux chômeurs et aux personnes en chômage partiel. Vous trouverez de plus amples informations dans les fiches descriptives disponibles sur Utdanning.no.
Formation professionnelle et formation par l’intermédiaire de Nav: le Nav peut proposer des mesures de formation aux personnes qui ont besoin d’acquérir des qualifications pour trouver un emploi, notamment des formations professionnelles, des cours de norvégien, des cours de compétences de base, des formations techniques et professionnelles, des formations dans des écoles techniques et, dans certains cas, des formations supérieures. Vous trouverez de plus amples informations sur la page «Formation» du site de Nav.
Orientation professionnelle pour adultes: les adultes qui envisagent de suivre une formation continue ou complémentaire peuvent bénéficier d’un accompagnement gratuit en matière d’éducation et d’emploi via Karriereveiledning.no ou les centres d’orientation professionnelle régionaux.
Financement de la formation continue et du perfectionnement professionnel: la Caisse des prêts étudiants, l’employeur, les syndicats, les fonds de formation et le NAV peuvent constituer des sources de financement possibles, selon le type de formation et la situation. Pour plus d’informations, veuillez vous adresser à Lånekassen, Utdanning.no, Nav et l’établissement d’enseignement concerné.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Formation continue et cours | https://utdanning.no/tema/utdanning/videreutdanning_og_kurs |
| Évaluation/validation des formations à l’étranger | https://hkdir.no/utdanning-fra-utlandet/jeg-har-utdanning-fra-utlandet |
| Enseignement secondaire pour adultes | https://www.nyinorge.no/introduksjonsprogram/videregaende-opplaring-for-voksne/ |
| Le gouvernement – compétences et formation des adultes | https://www.regjeringen.no/en/topics/education/voksnes_laering_og_kompetanse/artikler/adult-education/id213311 |
| Agence pour l’emploi et la protection sociale (Nav) – terminer ses études | https://www.nav.no/fullfore-utdanning |
| Orientation professionnelle | https://karriereveiledning.no/en |
Travailleurs saisonniers
Voir la liste des projets pour les travailleurs saisonniers disponibles dans le pays.
Résumé des conditions de vie en Europe
La qualité de vie: la priorité nº1 de l’agenda pour la politique sociale de l’Union européenne
Le caractère favorable des conditions de vie dépend d’une diversité de facteurs tels que la disponibilité de services de soins de santé de qualité, des possibilités d’éducation et de formation ou de bonnes infrastructures de transport, pour ne citer que quelques-uns des aspects qui affectent la vie quotidienne et le travail de tous les citoyens. L’Union européenne s’est donné pour objectif d’améliorer constamment la qualité de vie dans tous ses États membres et de prendre en compte les nouveaux défis de l’Europe contemporaine, tels que l’exclusion sociale ou le vieillissement de la population.
L’emploi en Europe
L’amélioration des possibilités d’emploi en Europe est une priorité essentielle pour la Commission européenne. Afin de s’attaquer au problème du chômage et d’accroître la mobilité entre les emplois et les régions, de nombreuses initiatives sont élaborées et mises en œuvre à l’échelle de l’UE au soutien de la stratégie européenne pour l’emploi. Au nombre de ces initiatives figurent le réseau européen de services de l’emploi (EURES) et le panorama européen des compétences.
La santé et les soins de santé dans l’Union européenne
La santé est une valeur précieuse, qui influence le quotidien des personnes et qui constitue donc une priorité importante pour tous les Européens. Un environnement sain est primordial pour notre développement individuel et professionnel. Par ailleurs, les citoyens de l’UE sont de plus en plus exigeants en ce qui concerne la santé et la sécurité au travail et la fourniture de services de soins de santé de haute qualité. Ils veulent un accès rapide et aisé aux soins médicaux lorsqu’ils voyagent dans l’Union européenne. Les politiques de l’UE en matière de santé visent à répondre à ces besoins.
La Commission européenne a développé une approche coordonnée de la politique de santé, mettant en pratique une série d’initiatives qui complètent les actions des autorités publiques nationales. Les actions et objectifs communs de l’Union sont inclus dans les programmes et stratégies de l’Union européenne en matière de santé.
L’actuel programme «L’UE pour la santé» (2021-2027) constitue la réponse ambitieuse de l’UE à la COVID-19. La pandémie a une incidence majeure sur les patients, le personnel médical et de santé et les systèmes de santé en Europe. Le nouveau programme «L’UE pour la santé» ne vise pas seulement l’amélioration des capacités de réaction aux crises sanitaires, mais s’attache également à renforcer la résilience des systèmes de santé.
Le programme «L’UE pour la santé», établi par le règlement (UE) 2021/522, allouera des fonds aux entités éligibles, aux organisations de santé et aux ONG des pays de l’UE ou des pays tiers associés au programme.
Par le biais de ce programme, l’UE investira 5,3 milliards d’euros en prix courants dans des actions présentant une valeur ajoutée de l’Union, complétant les politiques des États membres et poursuivant un ou plusieurs des objectifs du programme «L’UE pour la santé»:
- améliorer et favoriser la santé dans l’Union
- prévention des maladies et promotion de la santé
- initiatives et coopération internationales en matière de santé
- lutter contre les menaces transfrontières pour la santé
- prévention, préparation et réaction aux menaces transfrontières pour la santé
- soutien à la constitution de stocks nationaux de produits essentiels en cas de crise
- constitution d’une réserve de personnels médicaux, soignants et auxiliaires
- améliorer les médicaments, les dispositifs médicaux et les produits nécessaires en cas de crise
- actions favorisant la disponibilité et l’accessibilité économique des médicaments, dispositifs médicaux et produits nécessaires en cas de crise
- renforcer les systèmes de santé, leur résilience et l’efficacité des ressources
- renforcement des données de santé, des outils et services numériques, ainsi que de la transformation numérique du secteur de la santé
- amélioration de l’accès aux soins de santé
- développement et mise en œuvre de la législation de l’Union en matière de santé et de la prise de décision fondée sur des données probantes
- travaux intégrés entre les systèmes de santé nationaux
L’éducation dans l’Union européenne
L’éducation en Europe est à la fois profondément ancrée et très diversifiée. Dès 1976, les ministres de l’éducation ont décidé de mettre sur pied un réseau d’information afin de mieux comprendre les politiques et les systèmes éducatifs dans les neuf États qui composaient la Communauté européenne à l’époque. Cette initiative reflétait le principe du plein respect du caractère particulier d’un système éducatif dans chacun des États membres et, parallèlement, la volonté d’améliorer la coordination de l’interaction entre les systèmes d’éducation, de formation et d’emploi. Eurydice, le réseau d’information sur l’éducation en Europe, a été officiellement lancé en 1980.
En 1986, l’attention s’est déplacée des échanges d’informations vers les échanges d’étudiants, avec le lancement du programme Erasmus+, souvent cité comme l’une des initiatives les plus réussies de l’UE.
Les transports dans l’Union européenne
Les transports ont été l’une des premières politiques communes de ce qui était alors la Communauté européenne. Depuis l’entrée en vigueur du traité de Rome en 1958, la politique des transports de l’Union européenne s’est concentrée sur l’élimination des obstacles aux frontières entre les États membres, permettant ainsi aux personnes et aux biens de circuler rapidement, efficacement et à moindre coût.
Ce principe est étroitement lié à l’objectif central de l’Union européenne consistant à créer une économie dynamique et une société fondée sur la cohésion. Le secteur des transports génère 10 % de la richesse de l’Union européenne, mesurée par le produit intérieur brut (PIB), ce qui équivaut à environ mille milliards d’euros par an. Il fournit également plus de dix millions d’emplois.
Le transport aérien
La création d’un marché unique européen dans le secteur des transports aériens s’est traduite par une baisse des tarifs et un plus grand choix de transporteurs et de services pour les passagers. L’Union européenne a également établi des règles afin de garantir le traitement équitable des passagers.
En tant que passager aérien, vous disposez de certains droits en ce qui concerne les informations sur les vols et les réservations, les dommages causés aux bagages, les retards et les annulations, le refus d’embarquement et l’indemnisation en cas d’accident ou de problèmes relatifs à des vacances à forfait. Ces droits s’appliquent aux vols réguliers et affrétés, nationaux et internationaux, au départ ou à destination d’un aéroport de l’Union européenne, y compris en provenance d’un pays tiers, lorsque le vol est exploité par une compagnie aérienne de l’Union européenne.
Au cours des 25 dernières années, la Commission s’est employée à présenter des propositions visant à restructurer le marché européen du transport ferroviaire et renforcer la position du rail par rapport aux autres modes de transport. Les efforts de la Commission se sont concentrés sur trois grands domaines, tous cruciaux pour le développement d’un secteur du transport ferroviaire solide et compétitif:
- l’ouverture du marché du transport ferroviaire à la concurrence;
- l’amélioration de l’interopérabilité et de la sécurité des réseaux nationaux; et
- le développement des infrastructures de transport ferroviaire.
Les systèmes politique, administratif et juridique
La Norvège est une monarchie parlementaire, démocratique, unitaire et constitutionnelle; la Constitution stipule que le régime politique est «une monarchie héréditaire à pouvoirs limités», tandis que le pouvoir politique réel appartient aux organes élus par le peuple et que le gouvernement doit bénéficier de la confiance du Storting. Le Storting compte 169 députés élus tous les quatre ans dans 19 circonscriptions électorales, et le système électoral repose sur un scrutin proportionnel comprenant des sièges de circonscription et des sièges de compensation. À l’issue des élections législatives de 2025, les partis représentés au Parlement sont le Parti travailliste, le Parti du progrès, le Parti conservateur, le Parti socialiste de gauche, le Parti du centre, Rødt, le Parti écologiste, le Parti populaire chrétien et le Parti libéral. La durée du mandat des députés, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux est de quatre ans.
Le système administratif
Le système politique repose sur la séparation des pouvoirs entre le Parlement, le gouvernement et les tribunaux, mais le parlementarisme fait que le gouvernement dépend politiquement du Parlement. Le Storting est l’autorité législative et budgétaire, tandis que le gouvernement est l’autorité exécutive et a pour mission de mettre en œuvre les décisions du Storting, de proposer des lois et le budget de l’État, et de diriger l’administration par l’intermédiaire des ministères. La Constitution est la source de droit suprême de la Norvège; elle définit le régime politique, les droits de l’homme et les principes fondamentaux régissant le roi/le gouvernement, le Storting et les tribunaux. Les lois sont adoptées par le Storting, promulguées par le roi en conseil des ministres et publiées sur Lovdata/Norsk Lovtidend; leur entrée en vigueur est prévue par la loi elle-même ou par une décision ultérieure. La Norvège dispose également d’une administration locale et régionale par le biais des communes et des comtés; à compter du 1er janvier 2024, le pays comptera 357 communes et 15 comtés. Le préfet est le représentant de l’État dans le comté; il veille à la mise en œuvre des décisions, des objectifs et des orientations du Parlement et du gouvernement, et assure la supervision et l’encadrement des communes.
Le système judiciaire
Les tribunaux constituent le pouvoir judiciaire. Les juridictions ordinaires sont les tribunaux de première instance, les cours d’appel et la Cour suprême; les tribunaux de première instance statuent en première instance, les cours d’appel examinent les appels, et la Cour suprême est la juridiction suprême. Les tribunaux traitent aussi bien les affaires civiles que les affaires pénales et sont indépendants du Parlement et du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions juridictionnelles. La police a notamment pour mission de maintenir l’ordre public, de prévenir la criminalité, de protéger les personnes et les biens, d’enquêter sur les infractions à la loi et d’apporter son aide en cas de danger. Les citoyens peuvent consulter les lois, les règlements et les décisions judiciaires sur Lovdata, et peuvent bénéficier d’une assistance juridique par l’intermédiaire d’un avocat, d’organisations, de services d’aide juridique ou d’une aide juridictionnelle gratuite si les conditions requises sont remplies. L’aide juridictionnelle peut prendre la forme de conseils juridiques gratuits en dehors des tribunaux ou d’une représentation gratuite devant les tribunaux; ce dispositif s’applique en particulier aux affaires revêtant une grande importance sur le plan personnel et social.
Les autorités chargées de l’emploi
Le ministère du Travail et de l’Inclusion assume la responsabilité générale de certains aspects clés de la politique du travail et de la protection sociale, tandis que le Nav est l’administration chargée du travail et de la protection sociale; il se compose de l’Agence pour l’emploi et la protection sociale ainsi que des services municipaux regroupés au sein des agences locales communes du Nav. Le NAV a pour mission de contribuer à la sécurité sociale et économique, à la transition vers l’emploi et l’activité, ainsi qu’au bon fonctionnement de la gestion du marché du travail; au niveau local, l’État et les communes collaborent par l’intermédiaire des agences NAV. Le Nav est notamment chargé des mesures en faveur de l’emploi, des allocations de chômage, des indemnités journalières de maladie, des allocations d’évaluation de l’aptitude au travail, des pensions et de diverses prestations familiales. L’Inspection du travail est un organisme public relevant du ministère du Travail et de l’Inclusion sociale; elle assure le contrôle de la réglementation en matière d’environnement de travail sur le territoire national, fournit des conseils et peut prendre des mesures telles que des injonctions, des amendes coercitives, des suspensions d’activité et des amendes pour infraction. L’Inspection du travail est organisée en un directorat et un service décentralisé, tandis que les autorités nationales chargées de la sécurité et de la santé au travail élaborent la réglementation, assurent la surveillance, fournissent des informations et collaborent avec les partenaires sociaux.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en |
| Partis politiques représentés au Parlement | https://www.stortinget.no/no/Representanter-og-komiteer/Partiene/Partioversikt/?pid=2025-2029 |
| La Constitution du Royaume de Norvège | https://lovdata.no/dokument/NLE/lov/1814-05-17 |
| Lois et instructions du Storting | https://www.stortinget.no/no/Stortinget-og-demokratiet/Lover-og-instrukser |
| Limites des communes et des départements | https://www.kartverket.no/til-lands/fakta-om-norge/kommune--og-fylkesgrenser |
| Les tribunaux: | https://www.domstol.no/en/about-the-legal-system/the-ordinary-courts |
| Le préfet | https://www.statsforvalteren.no/en |
| NAV (agence nationale pour l’emploi et la protection sociale) | https://www.nav.no/en |
| Inspection du travail: | https://www.arbeidstilsynet.no/en |
Les revenus et la fiscalité
L’Office central des statistiques (SSB) indique que les dix professions les plus courantes en Norvège en 2025 étaient les vendeurs, les professionnels de santé, les assistants en crèche et en périscolaire, les enseignants du primaire, les agents administratifs de niveau supérieur, les infirmiers, autres aides-soignants, employés de bureau, agents d’entretien en entreprise et charpentiers/menuisiers. Le SSB définit le salaire mensuel comme le salaire convenu, les primes occasionnelles et les bonus, à l’exclusion des heures supplémentaires, et les salaires à temps partiel sont convertis en équivalents temps plein.
En 2025, le salaire mensuel brut moyen était d’environ: 41 570 NOK pour un employé de magasin, 50 580 NOK pour un professionnel de santé, 40 970 NOK pour un assistant en crèche ou en garderie, 58 370 NOK pour un enseignant du primaire, agent administratif supérieur 64 500 NOK, infirmier 58 290 NOK, autre personnel soignant 46 080 NOK, employé de bureau 52 310 NOK, agent d’entretien en entreprise 42 350 NOK et charpentier/menuisier 46 010 NOK; ces chiffres sont basés sur les statistiques de l’INSP sur les salaires mensuels par profession, en particulier les tableaux 11418 et 11419 de la Banque de données statistiques.
Avec les taux d’imposition de 2026, et sans déductions individuelles telles que les intérêts sur la dette, les frais de déplacement ou les cotisations syndicales, le salaire mensuel net après impôts s’établit approximativement comme suit: employé de magasin env. 32 400 NOK, aide-soignant(e) environ 38 400 NOK, assistant(e) en garderie et en périscolaire env. 32 000 NOK, enseignant du primaire env. 43 500 NOK, responsable de dossier senior env. 47 200 NOK, infirmière environ 43 500 NOK, aide-soignant(e) environ 35 400 NOK, employé de bureau env. 39 500 NOK, agent d’entretien environ 32 900 NOK et menuisier/ébéniste env. 35 300 NOK Ce calcul repose sur un taux d’imposition de 22 % sur le revenu ordinaire, une cotisation sociale de 7,6 % sur le salaire, un abattement personnel de 114 540 NOK, un abattement minimum de 46 % plafonné à 95 700 NOK et des tranches d’imposition allant de 1,7 % à 17,8 % selon les barèmes de 2026.
Concrètement, les retenues fiscales habituelles sur les salaires comprennent l’impôt sur le revenu ordinaire, les cotisations sociales et l’impôt progressif. Les cotisations de retraite ne constituent pas un impôt: les fonctionnaires voient généralement 2 % de leur salaire prélevé au titre de la retraite publique, tandis que l’employeur verse une contribution supplémentaire; dans le secteur privé, l’employeur doit normalement verser au moins 2 % du salaire au titre de la retraite professionnelle obligatoire.
La TVA s’élève généralement à 25 %, à 15 % sur les denrées alimentaires et à 12 % sur, entre autres, le transport de personnes, le cinéma et la location de salles. Les services de santé, les services d’enseignement et certains services culturels constituent des exemples d’exonérations de la TVA, tandis que les exportations, les livres vendus au détail, les journaux et les voitures d’occasion constituent des exemples d’exonérations ou de taux zéro.
Les conjoints bénéficient d’un avantage pratique particulier en matière d’impôt sur la fortune, car l’abattement de base passe de 1,9 millions de couronnes à 3,8 millions de couronnes lorsque le patrimoine est imposé conjointement. Les retraités bénéficient d’un taux de cotisation sociale réduit sur leurs revenus de retraite, fixé à 5,1 %, ainsi que d’un abattement fiscal sur ces revenus. Les personnes résidant dans la zone d’intervention de Troms et du Finnmark sont soumises à un taux d’imposition de 18,5 % sur le revenu ordinaire, au lieu de 22 %.
En cas de déménagement dans un autre pays de l’EEE, l’assujettissement à l’impôt norvégien ne prend pas fin automatiquement dès la déclaration de déménagement; l’émigration fiscale doit faire l’objet d’une demande spécifique auprès de l’administration fiscale. Si le montant prélevé au titre de l’impôt est trop élevé, la somme est remboursée sur le compte enregistré lors du décompte fiscal; l’administration fiscale autorise également l’enregistrement d’un compte à l’étranger.
Parmi les autres taxes et redevances courantes, on peut citer la TVA, l’impôt sur la fortune, l’impôt foncier, les taxes sur les véhicules, les taxes sur les carburants et les taxes sur l’alcool et le tabac. L’impôt sur la fortune n’est dû que sur la fortune nette excédant l’abattement de base, à un taux global de 1,0 % jusqu’à 21,5 millions de couronnes et de 1,1 % au-delà de ce montant. La taxe foncière est une taxe communale qui ne s’applique que dans les communes qui l’ont adoptée; selon les statistiques de Statistics Norway (SSB), 325 des 357 communes appliquaient une taxe foncière en 2025. Les propriétaires de véhicules s’acquittent de la taxe d’assurance automobile par le biais de leur assurance; à compter du 1er mars 2026, le tarif journalier sera de 6,52 kr pour les voitures de moins de 7 500 kg, de 8,10 kr pour les voitures diesel non équipées d’un filtre à particules d’origine et de 9,16 kr pour les voitures électriques. Le carburant et l’achat d’une voiture sont également soumis à la taxe d’utilisation des routes, à la taxe sur les émissions de CO₂ et à la taxe unique; pour 2026, ces taux ont été publiés par le gouvernement et dans la décision du Storting relative aux taxes.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Statistiques sur les salaires | https://www.ssb.no/en/arbeid-og-lonn/lonn-og-arbeidskraftkostnader/statistikk/lonn |
| Évolution des salaires | https://www.ssb.no/arbeid-og-lonn/lonn-og-arbeidskraftkostnader/statistikk/lonn/artikler/hoyest-lonnsvekst-i-toppen |
| Salaire mensuel par profession, | https://www.ssb.no/statbank/table/11418 |
| Voici les métiers les plus courants en Norvège | https://www.ssb.no/arbeid-og-lonn/sysselsetting/artikler/dette-er-de-vanligste-jobbene-i-norge |
| Taux d’imposition 2026 | https://www.regjeringen.no/no/tema/okonomi-og-budsjett/skatter-og-avgifter/skatte-og-avgiftssatser/skattesatser-2026/id3121978 |
| L’administration fiscale | https://www.skatteetaten.no/en/rates/personal-allowance |
| Créer et gérer une entreprise | https://info.altinn.no/starte-og-drive/skatt-og-avgift/avgift/merverdiavgift |
Le coût de la vie
La Norvège affiche généralement un niveau de prix élevé par rapport à l’Europe: La comparaison des prix européens réalisée par le SSB montre qu’en 2024, les prix à la consommation en Norvège s’élevaient à 127,2, la moyenne de l’UE étant fixée à 100. Cela signifie que, dans l’ensemble, la Norvège est plus chère que la moyenne de l’UE, mais moins chère que le Danemark et la Suisse, entre autres.
En pratique, l’essence et le diesel coûtent cher en Norvège. En mars 2026, le SSB annonce un prix de 23,50 NOK par litre pour l’essence sans plomb 95 et de 24,54 NOK par litre pour le gazole soumis à la taxe. Une consommation mensuelle de 60 litres revient donc à environ 1 410 kr pour l’essence et 1 472 kr pour le diesel.
En ce qui concerne l’électricité, le coût varie considérablement selon le type de logement, la région et la saison. Selon le SSB, la consommation moyenne d’électricité en 2024 s’élèvera à environ 14 700 kWh par foyer, et le prix moyen de l’électricité pour les ménages en 2025, après subventions, sera de 125,1 øre/kWh. Cela correspond à environ 1 530 couronnes par mois pour un ménage moyen; le loyer d’un appartement en copropriété est souvent inférieur, tandis que celui d’une maison individuelle est souvent supérieur.
En ce qui concerne l’alimentation, le budget de référence 2025 du SIFO indique qu’une femme adulte âgée de 31 à 60 ans dispose d’un budget alimentaire modeste de 4 040 NOK par mois, tandis que celui d’un homme adulte du même âge s’élève à 4 780 NOK. Il ne s’agit pas d’une consommation de luxe, mais d’un niveau de consommation normal et raisonnable.
Pour les vêtements et les chaussures, le SIFO estime le coût mensuel à 1 070 couronnes pour les femmes de plus de 17 ans et à 1 100 couronnes pour les hommes de plus de 17 ans. Les vêtements constituent donc un poste de dépenses fixe en Norvège, mais pas nécessairement le plus coûteux à l’échelle internationale.
En ce qui concerne les repas au restaurant, la Norvège est généralement chère par rapport à de nombreux pays européens, notamment parce que les services et la main-d’œuvre y sont coûteux. L’enquête sur la consommation réalisée par Statistics Norway montre qu’en 2022, les ménages norvégiens ont dépensé 23 895 couronnes par an pour les services de restauration et d’hébergement, soit environ 1 990 couronnes par mois; toutefois, ce chiffre inclut également l’hébergement et ne concerne donc pas uniquement la restauration.
En résumé, les sorties au restaurant, le carburant et l’alimentation sont considérés comme des dépenses particulièrement élevées en Norvège. L’électricité peut coûter cher si l’on tient compte des frais de raccordement et des taxes, mais les prix varient considérablement. Les vêtements apparaissent davantage comme une dépense fixe normale que comme le poste le plus coûteux, typiquement norvégien.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en |
| Comparaison des niveaux de prix en Europe | https://www.ssb.no/en/priser-og-prisindekser/konsumpriser/statistikk/sammenlikning-av-prisniva-i-europa |
| Prix des carburants | https://www.ssb.no/en/statbank/table/09654 |
| Consommation électrique moyenne des ménages | https://www.ssb.no/energi-og-industri/energi/artikler/hva-er-gjennomsnittlig-stromforbruk-i-husholdningene |
| Institut de recherche sur la consommation | https://www.oslomet.no/om/sifo |
Le logement
Lors de la location d’un logement, les parties doivent établir un contrat de location écrit, car celui-ci précise le loyer, la durée, les conditions de résiliation, l’entretien, la caution et d’autres aspects pratiques avant l’emménagement. Le dépôt de garantie ne peut dépasser le montant correspondant à six mois de loyer; il doit être versé sur un compte de garantie distinct au nom du locataire, et ni le bailleur ni le locataire ne peuvent disposer seuls de ce compte. Il n’est pas autorisé de verser la caution en espèces ou sur le compte privé du bailleur; c’est au bailleur qu’il incombe de payer les frais d’ouverture du compte de caution, tandis que les intérêts reviennent normalement au locataire. En cas de litige concernant la location, par exemple concernant la caution, la résiliation du bail ou des dommages, l’affaire peut être portée devant la Commission des litiges locatifs.
Lors de l’achat d’un logement, la procédure habituelle consiste à obtenir une attestation de financement, à lire le descriptif de vente et le rapport d’état, à visiter le bien, puis à faire une offre écrite par l’intermédiaire de l’agent immobilier. Les offres doivent être soumises par écrit à l’agent immobilier, qui doit vérifier l’identité et la signature de l’offrant; l’offre doit préciser le prix d’achat, les modalités de financement, le délai d’acceptation, la date de prise de possession et les éventuelles réserves. Une fois l’offre acceptée, le contrat de vente est conclu, le règlement est effectué, la date de remise des clés est fixée et le changement de propriétaire est enregistré auprès du Service national du cadastre. Lors de l’achat d’un logement en pleine propriété, l’acheteur doit normalement s’acquitter d’un droit d’enregistrement correspondant à 2,5 % de la valeur de vente du bien immobilier lors de l’enregistrement; ce droit est perçu par le Service national du cadastre.
Le courtage immobilier peut être exercé par des agences immobilières agréées, par des coopératives de logement et par des avocats habilités à exercer cette activité; l’Autorité de surveillance financière exerce une surveillance tant sur les agences que sur les avocats qui exercent cette activité. Le rôle de l’agent immobilier consiste à veiller au bon déroulement du processus de vente, à transmettre les offres, à fournir des informations, à gérer le contrat et le règlement, et à agir conformément aux règles de déontologie professionnelle. Les autorités locales jouent un rôle particulièrement important en matière de plans d’urbanisme, de permis de construire, d’autorisations d’occupation, de taxes communales et, le cas échéant, d’impôt foncier; il convient de vérifier ces aspects avant l’achat.
Les prix et la disponibilité varient considérablement d’une région à l’autre et d’une ville à l’autre. Selon les données de l’Office norvégien des statistiques (SSB), c’est à Oslo et à Bærum que les loyers étaient les plus élevés en 2025, un appartement de deux pièces y coûtant en moyenne 15 260 couronnes par mois, contre 11 790 couronnes pour l’ensemble du pays. Le SSB montre également que l’évolution des prix de l’immobilier varie dans le temps et d’une région à l’autre; les prix des logements anciens ont augmenté de 0,6 % entre le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, après correction des variations saisonnières.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en/ |
| Location d’un logement | https://www.forbrukerradet.no/forside/bolig/husleie |
| Contrats | https://www.forbrukerradet.no/forside/kontrakter |
| Caution | https://www.leieboerforeningen.no/hjelp/de-viktigste-reglene-i-husleieloven/depositum |
| Commission des litiges en matière de loyer | https://www.htu.no/en |
| Droit d’enregistrement | https://www.skatteetaten.no/person/avgifter/dokumentavgift |
| Frais de dossier et droits | https://www.kartverket.no/eiendom/dokumentavgift-og-gebyr |
| La surveillance du secteur immobilier | https://www.finanstilsynet.no/tilsyn/eiendomsmegling |
| Agence immobilière | https://www.regjeringen.no/no/tema/okonomi-og-budsjett/finansmarkedene/eiendomsmegling/id449231 |
| Statistiques sur le marché locatif | https://www.ssb.no/priser-og-prisindekser/boligpriser-og-boligprisindekser/statistikk/leiemarkedsundersokelsen |
Le système de santé
La Norvège dispose d’un système de santé financé par l’État dans lequel le médecin généraliste est généralement le premier interlocuteur pour les questions médicales, les ordonnances, les arrêts de travail, les examens et l’orientation vers des services de santé spécialisés. En cas de besoin de soins spécialisés programmés, le patient peut, après avoir reçu une prescription, choisir entre les établissements publics, les médecins spécialistes conventionnés et les établissements privés ayant conclu un accord avec le secteur public; le site Helsenorge indique les délais d’attente et les établissements disponibles. Il existe également un marché privé pour les services médicaux, les psychologues, les laboratoires, la radiologie et les soins dentaires, mais en règle générale, les services non couverts par le système public sont à la charge du patient.
Pour consulter un médecin, on contacte généralement son médecin traitant pendant les heures d’ouverture. Vous pouvez trouver ou changer de médecin traitant via Helsenorge, et les tickets modérateurs chez le médecin traitant sont généralement pris en compte dans le cadre du régime de carte de prise en charge si le médecin a conclu un accord avec Helfo. À titre d’exemple, en 2026, la quote-part habituelle s’élève à 179 couronnes pour une consultation chez un médecin généraliste en journée et à 301 couronnes en soirée; la quote-part pour une consultation chez un spécialiste est de 443 couronnes. Lorsque les quotes-parts autorisées dépassent 3 278 couronnes en 2026, on obtient automatiquement une carte d’exonération et on ne paie plus aucune quote-part autorisée pour le reste de l’année.
On fait appel aux urgences médicales lorsque l’aide ne peut attendre et que le médecin traitant n’est pas disponible. Le numéro des urgences médicales est le 116 117, tandis que le 113 doit être composé en cas de danger immédiat pour la vie ou la santé. Helsenorge recommande d’appeler les urgences avant de s’y rendre, car une consultation téléphonique suffit souvent et parce que les urgences établissent leurs priorités en fonction du degré d’urgence.
Les services de santé dentaire sont organisés différemment des services médicaux. Les enfants et les adolescents âgés de 0 à 18 ans bénéficient de soins dentaires gratuits dans le cadre du système public de santé dentaire, à l’exception de l’orthodontie. Les jeunes adultes âgés de 19 à 28 ans inclus ont droit aux soins dentaires nécessaires dans le cadre du système public de santé dentaire et ne doivent pas payer plus de 25 % des tarifs fixés par le ministère. En règle générale, les adultes doivent prendre en charge eux-mêmes leurs soins dentaires, mais certaines maladies, blessures ou affections peuvent donner droit à une aide financière de la part de Helfo. Les dentistes privés sont libres de fixer leurs tarifs, et le Conseil des consommateurs recommande de demander un devis; le dentiste est tenu de fournir un devis écrit de sa propre initiative si le montant total dépasse 5 000 couronnes.
Les médicaments en vente libre s’achètent principalement en pharmacie, mais certains d’entre eux peuvent également être vendus dans les supermarchés, les kiosques et les stations-service dans le cadre du programme LUA. Les médicaments en vente libre peuvent également être achetés dans les pharmacies en ligne norvégiennes, mais l’âge minimum requis pour les achats en ligne ainsi que dans les supermarchés, les kiosques et les stations-service est de 18 ans. Les pharmacies doivent fournir des informations et des conseils sur l’utilisation des médicaments en vente libre.
Les médicaments délivrés sur ordonnance sont soumis à des prix maximaux réglementés fixés par l’Agence norvégienne des produits médicaux, et les médicaments génériques ou biosimilaires peuvent être soumis au système de prix échelonnés afin de réduire les coûts pour les patients et la sécurité sociale. Avec une ordonnance bleue, le patient paiera en 2026 une quote-part correspondant à 60 % du prix de vente total, mais plafonnée à 400 couronnes par délivrance; les enfants de moins de 16 ans et les bénéficiaires de la pension minimale ne paient pas de quote-part. Les tickets modérateurs liés aux ordonnances bleues seront pris en compte dans le plafond de la carte de couverture de 3 278 couronnes en 2026.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Helsenorge – Droit des étrangers aux soins médicaux | https://www.helsenorge.no/en/foreigners-in-norway |
| Ny i Norge | www.nyinorge.no/en |
| Participations aux frais de santé | https://www.helfo.no/regelverk/egenandeler-for-helsetjenester |
| Ny i Norge | https://www.helsedirektoratet.no/rapporter/tannhelsetjenester-i-norge |
| Vente de médicaments sans ordonnance | https://www.fhi.no/he/legemidler/omsetning-utenom-apotek/reseptfritt-salg-av-legemidler |
| Vente hors pharmacie (régime LUA) | https://www.dmp.no/tilvirkning-import-og-salg/salg-utenom-apotek |
Le système éducatif
Le système éducatif norvégien se compose principalement de la maternelle, d’un cycle primaire et secondaire de dix ans, de l’enseignement secondaire supérieur, de l’enseignement professionnel et de l’enseignement supérieur (universités et écoles supérieures). L’enseignement public prédomine, mais il existe également des écoles privées; en 2025, on comptait au total 2 663 écoles primaires, dont 279 privées et 2 384 publiques, soit environ 11 % d’écoles primaires privées et 89 % d’écoles primaires publiques. En 2024, l’enseignement secondaire comptait environ 426 établissements, dont 24 % étaient privés; le SSB indique par ailleurs qu’il y avait 102 établissements d’enseignement secondaire privés en 2024.
La crèche est une structure d’accueil facultative destinée aux enfants avant leur entrée à l’école, généralement pour les enfants de moins de six ans. L’enseignement primaire est obligatoire et gratuit; il dure dix ans et s’adresse aux enfants et aux jeunes âgés de 6 à 16 ans. Il se divise en deux cycles: le cycle élémentaire (de la 1re à la 7e année) et le cycle secondaire (de la 8e à la 10e année). La réussite de l’enseignement primaire ouvre la voie à l’enseignement secondaire, mais ne confère généralement pas en soi une qualification professionnelle.
L’enseignement secondaire s’appuie sur l’enseignement primaire et dure généralement de trois à cinq ans. Les élèves choisissent soit un programme d’études générales, soit un programme de formation professionnelle. Le cursus préparatoire aux études supérieures dure généralement trois ans et permet d’obtenir le diplôme d’accès à l’enseignement supérieur, qui constitue la condition d’admission habituelle dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur. Les formations professionnelles mènent généralement à l’acquisition de compétences professionnelles, souvent après deux ans d’études et deux ans d’apprentissage en entreprise, et aboutissent, dans de nombreuses filières, à l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle ou d’un brevet de compagnon. Certaines formations professionnelles permettent d’acquérir des compétences professionnelles sans diplôme de fin d’études ou de compagnon, comme c’est le cas pour certains cursus scolaires de trois ans. Les élèves inscrits dans une formation professionnelle peuvent ensuite suivre une formation complémentaire afin d’obtenir le baccalauréat.
La formation professionnelle supérieure, également appelée enseignement professionnel supérieur, est une formation plus courte et axée sur le monde du travail qui s’inscrit dans la continuité de l’enseignement secondaire. Ces formations durent généralement entre six mois et deux ans et s’appuient souvent sur un diplôme de fin d’études secondaires ou un certificat d’aptitude professionnelle, sur des compétences professionnelles ou sur des acquis de l’expérience.
L’enseignement supérieur est dispensé dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur. Le système de diplômes habituel comprend une licence en trois ans, un master qui dure généralement deux ans après la licence, et un doctorat qui constitue le diplôme universitaire le plus élevé. En règle générale, l’admission nécessite un diplôme d’accès à l’enseignement supérieur, mais certaines formations ont des exigences supplémentaires, et d’autres peuvent proposer des voies d’admission alternatives, notamment la reconnaissance des acquis ou la voie Y pour les candidats titulaires d’un certificat professionnel pertinent.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Le système éducatif | https://utdanning.no/utdanningssystemet/en |
| Informations générales sur l’enseignement en Norvège | https://www.nokut.no/en/norwegian-education/general-information-about-education-in-norway |
| Évaluation/validation des formations à l’étranger | https://hkdir.no/en/foreign-education |
| Quelles sont les caractéristiques des lycées privés ? | https://www.ssb.no/utdanning/videregaende-utdanning/artikler/hva-kjennetegner-private-videregaende-skoler |
| École primaire | https://www.udir.no/utdanningslopet/grunnskole |
| Admissions coordonnées | https://www.samordnaopptak.no/universitet-og-hogskole/opptakskrav |
| Compétences professionnelles | https://www.vilbli.no/nb/no/a/yrkeskompetanse-6 |
La vie culturelle et sociale
La Norvège est un petit pays en termes de population, mais celle-ci est en augmentation et, au début de l’année 2026, elle comptait 5 627 400 habitants.
La Norvège possède une culture des loisirs dans laquelle la nature, l’activité physique et les lieux de rencontre informels occupent depuis toujours une place importante. En 2024, 96,5 % de la population âgée de plus de 16 ans a déclaré avoir pratiqué des activités de plein air, les plus courantes étant les promenades dans les parcs ou les espaces naturels à proximité du domicile, la randonnée, la baignade, la cueillette de baies et de champignons, ainsi que les nuitées en plein air. Pour les nouveaux arrivants, cela peut être attrayant car une grande partie des loisirs est accessible à tous: on peut y participer sans adhésion, sans frais importants ni connaissances préalables, et la nature est souvent mise à profit à la fois pour faire de l’exercice, pour se retrouver entre amis et pour se détendre.
Le sport et l’activité physique sont également courants. Selon les chiffres de l’Office norvégien des statistiques (SSB), 59,1 % des personnes interrogées font de l’exercice plusieurs fois par semaine, 55,5 % ont pratiqué de la musculation et 42,2 % se sont entraînées dans une salle de sport ou un centre de remise en forme. Parallèlement, de nombreuses activités sont organisées de manière autonome, ce qui permet aux nouveaux arrivants de se lancer facilement dans la marche, la course à pied, le vélo, le ski, la musculation ou d’autres activités quotidiennes sans avoir besoin de connaître au préalable les réseaux locaux.
Les loisirs en soirée et le week-end sont marqués par la culture, le cinéma, la musique, les événements sportifs, les festivals et les activités sociales. Dans le baromètre culturel de l’Office norvégien des statistiques (SSB) pour 2025, 62 % des personnes interrogées ont déclaré être allées au cinéma au cours des 12 derniers mois, 60 % à un concert, 49 % à un événement sportif, 49 % dans une bibliothèque publique et 32 % à un festival. Cela montre que les activités culturelles sont très répandues, mais aussi suffisamment variées pour que les nouveaux arrivants puissent trouver à la fois des lieux calmes et adaptés aux familles, et des lieux plus conviviaux.
Le divertissement numérique fait clairement partie du quotidien. En 2024, 94 % des personnes utilisaient Internet au cours d’une journée type, 50 % consommaient des contenus vidéo, y compris des services de streaming, 63 % écoutaient des contenus audio et 31 % jouaient à des jeux vidéo. Les réseaux sociaux sont également très répandus; en 2024, 80 % de la population les utilisait quotidiennement.
Le bénévolat est un moyen important de créer un sentiment de communauté. Le SSB et Frivillighet Norge montrent que l’engagement bénévole est particulièrement important dans les domaines des arts, de la culture et du sport, et que le bénévolat joue un rôle central dans les lieux de rencontre locaux. Pour les demandeurs d’emploi qui envisagent de s’installer en Norvège, cela présente un avantage pratique: les loisirs offrent de nombreuses occasions de se créer un réseau en dehors du cadre professionnel.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Sport et activités de plein air, enquête sur les conditions de vie | https://www.ssb.no/kultur-og-fritid/idrett-og-friluftsliv/statistikk/idrett-og-friluftsliv-levekarsundersokelsen |
| Indicateur environnemental | https://miljostatus.miljodirektoratet.no/miljomal/friluftsliv/miljomal-3.1/miljoindikator-3.1.1 |
| Baromètre culturel norvégien | https://www.ssb.no/kultur-og-fritid/kultur/statistikk/norsk-kulturbarometer |
| Les réseaux sociaux les plus populaires | https://www.offentligservice.no/dette-er-de-mest-populaere-sosiale-mediene.6715841-409725.html |
La vie privée (naissance, mariage et décès)
En Norvège, les naissances, les mariages et les décès sont principalement enregistrés dans le registre de la population, géré par l’administration fiscale. En cas de naissance en Norvège, le personnel de santé transmet généralement une déclaration de naissance à l’administration fiscale; l’enfant se voit attribuer un numéro d’identification, et les parents déclarent son nom; des informations pratiques sont disponibles auprès de l’administration fiscale, tandis que des informations de santé sur la grossesse et l’accouchement sont disponibles sur le site Helsenorge.
Avant le mariage, l’administration fiscale doit vérifier les conditions requises pour le mariage et délivrer un certificat de capacité matrimoniale; ce certificat est valable quatre mois et doit être présenté lors de la cérémonie de mariage. Le mariage peut être célébré selon le rite civil, religieux ou au sein d’une communauté confessionnelle habilitée à célébrer des mariages; le mariage civil est célébré par la commune, tandis que le mariage religieux ou confessionnel nécessite un rituel de mariage et un célébrant agréés. Les personnes du même sexe ou de sexe opposé peuvent se marier, et il n’est plus possible de conclure de nouveaux partenariats enregistrés; les partenariats existants restent valables, mais peuvent être transformés en mariage sur simple déclaration auprès de l’administration fiscale. Des exigences spécifiques en matière de documents s’appliquent aux ressortissants étrangers, et l’UDI précise qu’il faut être en situation régulière pour se marier en Norvège.
Lorsqu’une personne décède en Norvège, c’est le médecin qui signale le décès au registre de la population; les proches n’ont généralement pas besoin de le signaler eux-mêmes. Les tribunaux norvégiens fournissent des informations sur l’héritage, la succession et la succession après décès, tandis que le site Helsenorge propose un aperçu simple, destiné aux citoyens, sur l’héritage et la succession après décès.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Mariage et vie commune | https://www.regjeringen.no/no/tema/familie-og-barn/innsiktsartikler/ekteskap-og-samliv/id670495 |
| Règles relatives au mariage civil | https://www.bufdir.no/ekteskap-og-skilsmisse/regler-borgerlig-vigsel |
| Le chemin vers le mariage - étape par étape | https://www.skatteetaten.no/person/folkeregister/ekteskap/ekteskap/i-norge/veien-til-ekteskapet |
| Ny i Norge | https://www.skatteetaten.no/person/folkeregister/ekteskap/ekteskap/i-norge |
| Se marier en Norvège | https://www.udi.no/ord-og-begreper/gifte-deg-i-norge |
| Validation a posteriori du mariage | https://www.statsforvalteren.no/portal/Folk-og-samfunn/Etterfolgende-godkjenning-av-ekteskap |
| Naissance | https://www.helsenorge.no/fodsel |
| Les enfants nés en Norvège | https://www.skatteetaten.no/person/folkeregister/fodsel-og-navnevalg/barn-fodt-i-norge |
| Décès, succession et partage | https://www.domstol.no/no/dodsfall-arv-og-skifte/ |
Les transports
La Norvège dispose d’un réseau routier étendu, composé de routes nationales, départementales, communales et privées, répertoriées dans la base de données routière nationale. Le transport routier revêt une importance particulière en raison des longues distances et de la topographie difficile du pays. Le réseau routier public est en partie financé par des péages dont le tarif varie en fonction du type de véhicule, de l’heure et du poste de péage. Les tarifs actualisés sont disponibles via AutoPASS et auprès des sociétés gestionnaires des péages.
Le transport aérien joue un rôle essentiel pour les longs trajets, notamment entre les différentes régions du pays. Avinor gère 43 aéroports en Norvège et décrit son réseau comme couvrant l’ensemble du pays, comprenant à la fois de grands aéroports et de nombreux aéroports régionaux. Les prix des billets d’avion varient considérablement en fonction de l’itinéraire, de la période et de la demande; SAS et Norwegian proposent toutes deux des tarifs avantageux via leurs propres calendriers de promotions, où les prix et les disponibilités sont mis à jour lors de la recherche.
Le réseau ferroviaire relie notamment l’Est de la Norvège à Bergen, Stavanger, Trondheim et Bodø via des lignes principales telles que la ligne de Bergen, la ligne du Sørland, la ligne de Dovre et la ligne du Nordland. Les billets de train et les voyages longue distance s’achètent généralement via Vy, Entur, SJ Nord ou Go-Ahead, et il faut vérifier les prix dans le moteur de recherche de voyages, car ils varient en fonction de l’heure de départ, de la capacité et du type de billet.
Les transports publics locaux sont organisés au niveau régional, mais Entur regroupe la planification des trajets et la billetterie pour les transports publics en Norvège, notamment les bus, les trains, les bateaux, les tramways, le métro et le métro léger. Le niveau des prix varie d’un comté à l’autre. À titre d’exemple, un billet simple Ruter pour adulte dans une zone coûte 46 couronnes, tandis que les abonnements Ruter varient en fonction de la zone et du type de billet. Pour connaître les tarifs exacts, il est donc conseillé aux voyageurs de consulter Entur, les sociétés de transport public locales, AutoPASS ainsi que les outils de recherche des compagnies aériennes ou ferroviaires avant leur départ.
Liens:
| Titre/nom | URL |
| Base de données nationale sur les routes | https://www.nvdb.no |
| Autopass | https://www.autopass.no/en |
| Avinor | https://www.avinor.no/en |
| Direction des chemins de fer | https://www.jernbanedirektoratet.no/jernbanen-i-norge/jernbanenettet-i-norge |
| Banenor | https://www.banenor.no/en |
| Où veux-tu aller ? | https://entur.no |